L'exécutif communal riposte

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Au deuxième jour, les citoyens d’Imazgharen ont poursuivi leur action. Hier encore, le siège APC était toujours fermé. Et les contestataires qui exigent une commission composée des directeurs des services concernés par leurs revendications persistent et promettent de durcir leur mouvement. Même si le chef de la daïra de Draâ El-Mizan les a invités à se réunir au siège de la daïra, ils ont carrément refusé l’offre parce qu’ils veulent que ce commis de l’Etat vienne à leur rencontre au siège de l’APC de leur commune. De leur côté les membres de l’exécutif communal voient que ce mouvement n’aurait pas eu lieu parce que pratiquement toutes les revendications que nous avons énumérées dans notre édition de mercredi étaient satisfaites ou en train de l’être. Dans un document qui nous a été remis et qui fera certainement objet d’un affichage non seulement aux citoyens du village concerné mais aussi pour ceux des villages pénalisés durant ces deux jours par cette fermeture qui risquerait de se prolonger, des réponses ont été apportées point par point. Pour l’aménagement de la piste Belaidi-Boudghaghen, il est mentionné qu’elle a été aménagée en gravier 0/40, ses fossés ont été réalisés en totalité en béton et que son bitumage fera l’objet d’une réalisation ultérieure. Quant à la chaussée Ath Karou-Iâttaren, l’exécutif communal a écrit que son état est moyen, contrairement, à ce que prétendent dire les contestataires.  » La partie la plus dégradée est prise en charge dans le cadre des PCD dont les travaux de réhabilitation sont en cours du lieu-dit Ihadaden jusqu’à Iâttaren. Le reste est dans un état praticable. Néanmoins, sa réhabilitation à l’avenir ne sera pas négligée », a précisé le même document. Concernant les pistes touchées par le passage du gaz naturel au niveau du village Imazgharen, il a été souligné dans le même écrit qu’elles sont prises en charge et que les travaux sont entamés par l’entreprise Selmani. Par rapport aux travaux d’aménagement des pistes déjà réalisées, il est mentionné qu’ils sont conformes au cahier des charges et leur suivi est permanent par les services concernés. Abordant l’électrification rurale, le maire et ses adjoints ont répondu que le programme est inscrit sur la base d’un recensement des foyers effectués en 2011, qui a subi une actualisation en fonction de nouvelles données conformes aux états des lieux alors que les 11 foyers revendiqués par le comité sont pris en charge au même titre que les autres foyers dans le cadre d’une rallonge accordée par la DMI dont les procédures de réalisation sont en cours.  » Nous nous engageons solennellement à n’exclure aucun foyer ni en gaz ni en électricité », ont souligné les rédacteurs dudit document. Par ailleurs, ont-ils ajouté concernant le raccordement en gaz naturel, seul un foyer n’est pas concerné par cet engagement solennel à cause d’une opposition dont le comité de village est au courant, sans omettre que les raccordements s’actualisent au fur et à mesure de l’évolution des états des lieux.  » Il n’échappe à personne que plusieurs opérations d’assainissement ont été inscrites au profit du village Imazgharen, à savoir à Ihadaden, à Ath Karou, à Bouragh, aux Touati, aux Larbi et aux Azi. Malheureusement, les contraintes dues aux propriétaires terriens les ont entravées sans que le comité de village ne s’y implique à nos côtés », ont écrit un peu loin avant d’annoncer aux citoyens qu’une étude du projet l’assainissement au profit de tous les villages de la commune a été établie et approuvée par la direction de l’hydraulique afin d’éradiquer toutes les fosses septiques. Alors que pour l’habitat rural, il est écrit dans le document en question que ce dispositif est soumis au respect strict de l’arrêté du ministre de l’Habitat daté du 19/06/2013 fixant les modalités d’accès à cette aide.  » L’établissement de la liste des bénéficiaires se fait par ordre d’ancienneté et elle est soumise à l’adoption de l’APC par voie de délibération. À ce sujet, les membres de l’exécutif diront qu’ils sont à l’écoute de leurs concitoyens pour aplanir les incompréhensions des uns et des autres. Et pour terminer, les rédacteurs du même document assureront qu’une première tanche de la réhabilitation du chemin reliant le CW04 au village concerné qui a coûté 50% de la cagnotte des PCD, est réservée pour la réhabilitation de 1 500 mètres linéaires dans les PCD de 2016 tout en sachant que les 2 000 mètres linéaires restants sont praticables en attendant leur inscription dans les prochaines PCD. En dépit de tous ces éclaircissements avec l’appui de documents officiels qui font foi, les contestataires ne se sont pas prêts à abandonner leur action de sitôt.  » Nous aimerions un PV écrit et signé par les directeurs concernés « , s’élèvera une voix de la foule amassée devant le portail de l’APC.

Amar Ouramdane

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