La bibliothèque communale de Tizi-Rached a abrité récemment et durant une semaine, le Salon du livre qui a réuni plus de sept Maisons d’éditions et 17 auteurs. Dès l’ouverture, de nombreux citoyens ont fait le déplacement pour être au rendez-vous de cette manifestation qui de l’avis de tous «est une nécessité pour la localité». L’édition organisatrice de cette manifestation est ArtPlume, présidée par M. Laïssaoui Amazigh que nous avons joint. «Ce salon contribuera au développement de la culture dans la localité. Les citoyens que nous invitons à venir nombreux, découvriront les auteurs et les différentes éditions participantes : Amal, Numidia, Plume, Savoir, Frantz Fanon, Pensée… entre autres», nous dira-t-il. «Le public, adulte ou jeune, y a trouvé son compte», nous confiera-t-il. Nous avons en effet constaté que les étals des expositions étaient riches et le public a eu l’embarras du choix. Livres pour enfants, contes, livres scolaires, recueils de poésie, recueils de nouvelles, des romans, des livres de cuisine, de science, de technologie, d’informatique, ainsi que des livres de littérature et de philosophie étaient proposés aux visiteurs. L’organisateur nous confiera : «La prochaine exposition sera faite durant le ramadhan, en nocturne, à la Maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou. Une autre aura lieu au cours de la saison estivale, au bord de la mer. Une tournée à travers les bibliothèques communales de la wilaya est également prévue dans notre agenda». Pour Baïk Boudjemaâ, un jeune rencontré sur les lieux, nous dira : «Nous sommes très contents de la tenue de ce Salon du livre qui encourage les jeunes à lire. Nous sommes fiers de nos poètes et de nos auteurs qui ne cessent d’enrichir notre patrimoine de leurs œuvres». Yahiaoui Nassima, poétesse et participante avec son livre en kabyle «Recueil de poésie en hommage à la femme de Bouzeguène», sorti en 2014, nous raconte brièvement le contenu du livre : «J’u parle de ce que la femme kabyle a enduré et endure toujours, dans une société qui ne veut pas du changement des mentalités. Je suis sur un autre projet de trois ouvrages !». Un livre d’une centaine de pages que nous recommandons, tant il appelle à la méditation. Idir Bellali, un autre poète nous confiera, à son tour : «C’est une première ici à Tizi-Rached d’avoir ce Salon du livre. C’est aussi un grand plaisir de rencontrer de nombreux confrères et amis de la poésie et de la littérature en général. C’est un contact nécessaire». Il nous confiera la sortie prochaine de son nouvel ouvrage qu’il a intitulé La balançoire. Mariche Ahcène, enfant de la commune, n’est plus à présenter, tant sa production littéraire est riche et écrite dans plusieurs langues : le tamazight, l’arabe, le français et l’anglais. Il nous expliquera : «Je suis aussi l’un des organisateurs. Nous avons invité 17 auteurs : Mme Yahiaoui, Akif, Youcef Mérahi, Rabah Benamghar et Lounès Améziane entre autres et sept maisons d’édition. Tout ce beau monde s’est réuni ici à la grande satisfaction de la population qui ne s’attendait pas à une telle réussite, étant donné que c’est une première expérience ici à Tizi-Rached. La décision d’organiser ce salon fut une évidence et une urgence, vu le désert culturel qui sévit dans cette commune». Quant à Akif Warda, l’auteure en est à son 4ème livre : ‘’Les pyromanes des héritiers’’, ‘’Mon père, ce héro’’, ‘’La violence à l’école’’ et ‘’Le combat d’une femme’’. Sa toute première production fut un recueil de contes pour enfants traduits de tamazight vers le français. Le Salon a été clôturé par un récital de poèmes déclamés dans une ambiance bon enfant.
Arous Touil
