L’association des parents d’élèves a affiché, hier, son refus catégorique quant à la réorganisation en session extraordinaire des épreuves du baccalauréat ou la réorganisation partielle de cet examen.
«On est contre les propositions des syndicats. La réorganisation des épreuves du baccalauréat n’est pas la solution adéquate, car c’est injuste envers les autres candidats qui n’ont pas triché», a affirmé hier, Khaled Ahmed, président de l’association nationale des parents d’élèves. En effet, ces derniers ont demandé l’adaptation des résultats de la session ordinaire de l’examen du baccalauréat, mais en revanche ils ont proposé deux solutions pour sauvegarder sa crédibilité. Il s’agit, selon M. Khaled Ahmed, d’identifier les élèves fraudeurs en comparant leur fiche synthèse durant les trois années secondaires à leurs résultats obtenus lors de cet examen, pour savoir leur niveau réel, ou l’organisation d’un concours pour tous les nouveaux bacheliers avant d’accéder à l’université. «Les candidats ont attendu 12 ans avant le jour de l’examen du baccalauréat, et là on leur demande de le refaire en plein mois de juillet», a-t-il regretté. «Ce n’est pas la faute des candidats, mais plutôt de ceux qui ont partagé les sujet sur Facebook», a-t-il martelé. De ce fait, l’interlocuteur a appelé les autorités concernées afin de dévoiler la liste des personnes qui sont impliquées dans cette affaire qui a touché à la crédibilité de cet examen décisif. «Il faut que toute la société sache les personnes qui sont derrière la fuite des sujets du baccalauréat via les réseaux sociaux. De leur côté les organisations syndicales du secteur de l’éducation nationale maintiennent leurs propositions liées à l’annulation de la session ordinaire du baccalauréat et la réorganisation d’une autre ou l’organisation d’autres épreuves dans les matières qui sont concernées par la fuite de sujets. Le coordinateur national du syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement technique et secondaire (SNAPEST), Meziane Meriane, a fait savoir que les enseignants refusent de corriger les copies des candidats. «On ne peut pas donner des notes élevées aux candidats sachant qu’ils ont triché», a-t-il souligné.
Samira Saïdj

