Une énième action militaire rapide et méthodique a permis l’anéantissement, en fin d’après-midi d’avant-hier mardi, d’un terroriste dans la commune d’Idjeur située à l’Est de Tizi-Ouzou. Le cadavre de ce sanguinaire, sur lequel une arme automatique de type kalachnikov, une paire de jumelles et une quantité de munitions ont été récupérées, a été formellement identifié quelques heures plus tard dans la morgue d’un hôpital de la périphérie, parallèlement à la poursuite du ratissage des maquis environnants, où pas moins de 19 caches terroristes ont été systématiquement démolies. Selon certaines sources sécuritaires locales, cette opération vient de mettre fin à la cavale de l’ancien élément du GIA, Dj. Ahmed, alias Abou Khaitama, qui avait rallié l’ex-Gspc en automne 1998, après six ans déjà au maquis. Cette information a été confirmée, hier, par un communiqué du MDN. Menée en deux temps dans la commune montagneuse d’Idjeur, lune des anciennes zones sensibles de Tizi-Ouzou, cette opération aura permis encore de renforcer les positions des détachements locaux de l’ANP, avec comme résultat probant l’empêchement des exactions de l’islamisme armé. D’ailleurs, ce sanguinaire a été neutralisé seul, avant-hier, comme quatre autres de ses acolytes, à Aghribs, Yakouren ou Azazga, depuis près de deux mois, agissait, selon toute apparence, soit comme électron libre servant d’éclaireur à sa sériâte, soit en tant que survivant des précédentes offensives militaires spectaculaires menées dans différents coins suspects environnants. La destruction des 19 casemates, toujours à Idjeur, selon le même communiqué du MDN, est aussi de ce fait une autre victoire contre les résidus des anciennes phalanges locales, lesquels ne désespèrent pas d’organiser ou de multiplier des conclaves pour réunifier leurs rangs et les renforcer par de nouvelles recrues. La capture d’au moins deux terroristes à l’Est de la ville des Genêts avait déjà localement, un essor à la lutte antiterroriste, puisqu’entre mars et avril derniers, le bilan de sanguinaires abattus s’y était élevé à une dizaine.
Salim Haddou.
