Le personnel de l’ENIEM partant à la retraite avait observé un sit-in, du 3 au 8 de ce mois d’août, pour réclamer la prime de retraite qui leur revient de droit. Avant-hier, après une réunion qui les a rassemblés avec le PDG de l’ENIEM, M. Boudiaf Ouamar, les grévistes ont décidé de rompre le sit-in après avoir reçu une note d’information leur promettant de recevoir leurs primes d’ici la fin du mois de septembre.
Pour comprendre mieux le problème et le contenu de la note d’information, nous avons contacté le PDG de l’ENIEM, M. Boudiaf, pour plus de précisions. Pour en revenir à l’origine du problème, notre interlocuteur nous a expliqué que la convention de 2015, qui met fin à la retraite anticipée avant 2017, a entraîné plusieurs départs en retraite au sein de l’entreprise. Le PDG assure que le versement de la prime se fait habituellement un mois après le départ à la retraite. «Mais cette fois-ci, nous n’avons pas pu suivre», nous a-t-il indiqué.
Donc, nous dira-t-il, «les primes n’ont pas été versées depuis le mois de novembre dernier». Chose qui a provoqué la colère des retraités qui sont au nombre de 206 en attente de leurs primes. Ainsi, pour le paiement des indemnités de départ à la retraite, l’entreprise doit débourser la somme de 320 million de dinars. «La crise économique ainsi que la concurrence ont fait que les recettes de l’entreprise ont baissé ce qui a fait que les primes ne soient pas versées», explique le PDG. Les travailleurs sont des nôtres, ce sont des enfants de l’entreprise, ils ont beaucoup donné et je comprends leur colère. Nous avons essayé d’avoir un prêt, mais en vain. Ils ont fermé le portail de la direction général mais ils n’ont jamais perturbé l’activité de production à Oued Aissi», tiendra-t-il à préciser.
Par ailleurs, et pour venir à bout du problème, une réunion s’est tenue, hier après-midi, avec toutes les parties concernées, a-t-on appris de monsieur Boudiaf. Lors de cette réunion, des assurances ont été données par le président du groupe ELEC Al Djazair, qui, selon le PDG de l’ENIEM, a frappé à toutes les portes durant toute la semaine pour obtenir des assurances que le problème des retraités sera réglé au plus tard fin septembre. Une note d’information a été remise au représentant des retraités. Ses derniers ont quitté le lieu avec le sourire, rassure M. Boudiaf qui a toutefois indiqué que «si l’engagement n’était pas tenu, les retraité reviendraient à la charge en septembre et seraient encore plus virulents».
Le PDG a également tenu à signaler que «138 autres travailleurs sont sur le point de partir à la retraite, ce qui ne soulagera pas la pression qui est sur l’entreprise. Toutefois, après 2017, le problème de la retraite anticipée ne se posera plus et l’entreprise pourra souffler».
Kamela Haddoum
