Un égout à ciel ouvert

A Draâ El Mizan, de nombreux quartiers ont bénéficié d’opérations de réfection : peinture intérieure et extérieure, étanchéité… Si les habitants de la cité des Fonctionnaires communément connue sous le nom « Bâtiments noirs », ont accueilli avec joie les travaux effectués dans leurs immeubles, lesquels ont été relookés et cela après plusieurs années, ils attendent toujours une intervention pour engager des travaux concernant un égout à ciel ouvert. En effet, depuis des années, ce dernier continue à déverser ses eaux usées dans le terrain vague situé au contre-bas. « Les opérations qui ont coûté énormément d’argent ont été réalisés. On se demande cet égout, qui nous gêne beaucoup, pour quelle date il sera pris en charge. Et pourtant, on n’a pas cessé de le signaler » nous a déclaré un habitant de ce quartier. En hiver tout comme en été, cet égout laisse couler des eaux qui stagnent, à proximité des bâtiments. Cette situation a été dénoncée à maintes reprises par les résidants d’un autre quartier non loin de là. « En été, on ne peut pas ouvrir nos fenêtres. Des nuées de moustiques apparaissent dès qu’il commence à faire chaud. Nous espérons que quelqu’un d’important nous entendra. Il faut régler ce problème. Une fois que les maladies seront déclarées, il sera trop tard », a ajouté un autre intervenant. De nos jours l’environnement est quotidiennement pollué. Si cet égout a attiré notre attention, la décharge sauvage improvisée à quelques mètres de ce lieu constitue, à elle seule, une source de maladies. Combien de fois, les riverains nous ont signalé des cas de rage. Effectivement, par manque de niche, même si les services de la voirie assurent l’enlèvement des ordures éparpillées à ce niveau, le décors devient des plus hideux. Les collégiens et les passants empruntent chaque jour ces chemins tout jonchés d’immondices de toute nature. « Il n’y a pas que les services communaux qu’il faut incriminer, mais aussi les citoyens qui manquent de civisme. Nous voyons quotidiennement des citoyens venir jeter leurs ordures en pleine nature. Il est attendu de voir les services concernés construire une niche », tels sont les propos recueillis auprès d’un habitant du quartier. Effectivement, ce dernier n’a pas tort de raisonner ainsi, mais il faudra dire que le cas de cet égoût ne date quand même pas d’aujourd’hui !

Amar Ouramdane