Le coup d’envoi de la nouvelle année scolaire dans la wilaya de Bouira a été donné par le wali, à partir du nouveau lycée d’Aïn Bessem, baptisé du nom du chahid Omari Ahmed.
Dans sa courte allocution, prononcée dans la cour de l’établissement, le directeur de l’éducation de la wilaya a souligné devant un parterre d’élèves et d’officiels, l’effort consenti par l’Etat pour une école moderne. Il mettra en exergue le rôle pédagogique, consistant à former les citoyens de demain, des citoyens instruits, conscients et responsables face à un monde en perpétuel changement. L’occasion a été saisie pour distribuer des articles et des manuels scolaires à 5 élèves du primaire, six du moyen et six autres du secondaire. Le wali et sa délégation ont ensuite assisté à une projection chiffrée sur datacho, commentée par le responsable du secteur qui a tenu à souligner que la rentrée de cette année se distingue des précédentes par la construction de nouvelles structures et des effectifs qui ne cessent de grossir, nécessitant la disponibilité de nouvelles places pédagogiques. Concernant les dites structures, le responsable de l’éducation a avancé le chiffre de 716 établissements répartis comme suit entre les trois paliers : 540 écoles primaires, 122 CEM et 54 lycées. Chacun de ces trois paliers a bénéficié de la réalisation de trois nouveaux établissements. Il est à préciser que les localités de Maala, Guerrouma et Aïn Bessem avec le lycée Omari Ahmed ont donc désormais leur lycée. Le nombre d’élèves ayant pris le chemin de l’école hier est de 170000 environ. Les écoles primaires recevaient hier matin 80 450 enfants, les CEM 47 680 et les lycées 27 824. Pour leur restauration, les 422 cantines recensées servent 67 000 repas par jour. La prime scolaire profite cette année, selon le responsable du secteur, à 65 000 élèves. Le transport scolaire est assuré pour 26 114 élèves, alors que la prise en charge en matière de santé a ciblé 100 035 élèves.
La lettre du colonel Lotfi à sa femme…
Dans une salle de classe, le cours a porté sur la lettre écrite par le colonel Lotfi à sa femme, peu de temps avant sa mort dans un accrochage avec l’ennemi non loin de Bechar. Le colonel insistait surtout sur l’éducation de son fils conformément aux valeurs qu’il défendait au prix de sa vie tout en exhortant sa femme à faire toujours preuve de courage et de patience dans les épreuves que traverse la pays. De nouveau dans la cour, le wali s’est longuement entretenu avec des membres d’associations et de syndicats et des parents d’élèves autour des problèmes qui se posent dans certains établissements scolaires. Le responsable de la wilaya a reconnu qu’il subsistait des points noirs comme à Sour El Ghozlane, mais que les solutions ne pouvaient être trouvées que si tout le monde, autorités, enseignants, parents d’élèves, syndicats et membres d’associations, unissaient leurs efforts. A cet égard, le wali se dira prêt à écouter tout le monde, invitant l’ensemble des acteurs à participer à l’effort général qui vise à aider l’école à fonctionner de façon moderne. Dehors, il insistera sur la nécessité de mettre en place des ralentisseurs, le lycée Omari Ahmed étant desservi par une large artère. A l’école des sourds et muets de Bouira, le wali s’est longuement fait expliquer l’organisation de cet établissement spécialisé qui accueille 83 élèves. L’établissement a bénéficié d’appareils auditifs sophistiqués qui permettent aux malentendants de mieux suivre leurs cours. Une enseignante, tout en remerciant le wali pour cet équipement, s’est félicité pour sa part de pouvoir améliorer le contenu de son programme. Tandis qu’à l’école primaire, nouvellement ouverte et baptisée au nom du moudjahid Mostganmi Mokrane et jouxtant le pôle urbain, le wali a discuté avec les habitants récemment relogés qui ont tenu à lui exprimer leur satisfaction de leur nouveau cadre de vie.
Aziz Bey

