Le wali de Tizi-Ouzou, M. Bouderbali Mohamed, en compagnie des autorités civiles et militaires, de la famille révolutionnaire et des élus locaux (APW et APC), s’est rendu, tôt dans la matinée d’hier, au cimetière de M’Douha (Tizi-Ouzou) pour déposer une gerbe de fleurs à la mémoire des victimes du 17 octobre 1961.
Une journée où des dizaines d’Algériens furent jetés dans la Seine et des milliers d’autres ont été sauvagement réprimés par les soldats du commissaire Maurice Papon. Ce jour-là des milliers d’Algériens ont bravé la peur, pour sortir dans la rue et manifester contre le couvre-feu instauré depuis le 5 octobre. Au menu des activités de cette commémoration, à retenir également une stèle érigée à la mémoire de ces martyrs. Elle a été inaugurée, au chef lieu de la ville par le wali, M. Mohamed Bouderballi, à l’occasion de cette commémoration du 55e anniversaire de la Journée dédiée à l’émigration (1961-2016). La stèle inaugurée représente un policier Français jetant dans la Seine un citoyen Algérien. La cérémonie s’est déroulée en présence d’une forte délégation qui accompagnait le premier responsable de la wilaya sur place, au niveau du carrefour de la nouvelle ville, à côté du fleuriste. Ce projet a été réalisé par l’APC de Tizi-Ouzou, dans le cadre du programme de l’amélioration urbaine et la préservation de la mémoire. Un autre espace se trouvant en face de celui-ci, en cours d’aménagement, sera livré prochainement, a indiqué Ouahab Aït Menguellet, le maire de Tizi-Ouzou. Toujours dans le même sillage et dans le cadre de ce programme, le maire avance que «tous les espaces abandonnés seront récupérés et aménagés pour donner une belle image à notre commune». Lors de son intervention, M. Bouderballi pour sa part dira: «Je suis content de débuter mes fonctions avec l’inauguration d’une stèle commémorative, d’autant que Tizi-Ouzou est connue pour être un bastion fort et important dans la révolution algérienne, sans oublier le rôle de la communauté algérienne résidant en France. Elle m’a permis aussi de connaître la plupart des membres de la famille révolutionnaire et des moudjahidine de la région qui ont joué un rôle déterminant dans la guerre de libération».
Hocine T. et Nadia Rahab

