Tizi-Ouzou Après le report du congrès de wilaya de l'UGTA – Mécontentement chez les congressistes

Initialement, le 13ème congrès de wilaya de l'UGTA était prévu pour le 3 novembre à la maison de la culture d'Azazga.

Mais, au grand étonnement des responsables de ce syndicat et des congressistes, il vient d’être reporté «sans aucun motif valable», estime t-on même si la structure de wilaya invoquait des contraintes de calendriers du secrétaire général. D’ailleurs, cela a provoqué une colère chez certains congressistes. « Il n’y a aucune raison pour son report. Et puis, personne ne sait quand il se tiendra. Même au sein de la centrale, c’est le silence radio », nous confie un membre désigné pour faire partie du bureau du congrès. Selon d’autres syndicalistes, cela serait «lié aux prises de position des unions locales au sujet de la décision de l’annulation de la retraite proportionnelle et de la retraite sans condition d’âge». D’ailleurs , cela a été relevé clairement par les syndicats d’entreprise affiliés à l’UGTA à l’exemple de la déclaration du Syndicat d’Entreprise des Travailleurs de l’Education ( SETE) et celle du Syndicat d’Entreprise des Travaux Publics datant du mois d’octobre ayant appelé leurs travailleurs respectivement pour les grèves du 17 et 18 octobre et pour les 24 et 25 octobre derniers. Dans leurs documents, on peut lire qu’ils demandent «le maintien du système de retraite actuel». Par ricochet, ils rejettent la décision prise par la tripartite à laquelle le patron de la centrale syndicale a été associé. Concernant, le congrès qui devrait se tenir, donc, jeudi prochain avant que l’annonce de son report, les congressistes issus des six unions locales voient que c’est une perte d’argent d’une part et un manque de crédibilité d’autre part. « Tout était prêt. La salle a été réquisitionnée, les badges confectionnés, la presse invitée… C’est un gaspillage. Il a fallu faire la course contre la montre pour annuler tout », regrette notre source. Pis encore, «lorsque certains cadres sont allés s’enquérir de la situation auprès de la centrale à Alger, ils sont retournés chez eux bredouille car ils n’avaient trouvé personne à leur rencontre», ajoute notre interlocuteur.

Amar Ouramdane