Des dizaines de parents d’élèves de l’école primaire Abbout Mohand Akli dans la localité de Semmache, relevant de la commune d’El-Adjiba à l’Est de Bouira, ont protesté, jeudi dernier, contre les dégradations que connaît l’école primaire de leur village, les qualifiant de «danger qui guette la vie des enfants». Selon une plainte remise aux autorités municipales d’El-Adjiba, les parents d’élèves protestent contre le risque d’effondrement des murs de l’école et les infiltrations des eaux dans les classes. Ce qui constitue une entrave pour les écoliers qui suivent leurs études dans de pénibles conditions. Un représentant de l’association des parents d’élèves, M. Ousmani Houcine, a expliqué que l’école subit des infiltrations des eaux pluviales, et de grandes fissures ont été constatées sur les murs et les toits des classes sans que la commune, ou l’Académie de Bouira ne bougent le petit doigt. «La situation est catastrophique dans cet établissement qui n’a connu aucune réhabilitation depuis sa construction dans les années 1980», se plaint M. Ousmani en marge d’une rencontre, tenue jeudi dernier, à l’intérieur de cette école pour débattre de cette situation. Ce dernier a appelé les responsables de la commune, ainsi que ceux de la direction de l’Education à intervenir pour trouver une solution et engager en urgence une opération de réhabilitation de l’école, et ce, avant que la situation ne se dégrade davantage, a-t-il mis en garde. «Nous élèves sont en danger ! Que font nos responsables ? Où sont-ils ?», s’est-il demandé. Cette ancienne école n’a pas été intégrée dans les opérations de réhabilitation lancées depuis 2014, pour une enveloppe financière de 2 milliards de dinars, qui ont touché 500 établissements scolaires.
Toudert Sadi
