Il a suffi que le prix du café en grains subisse une petite augmentation pour que les cafetiers revoient à la hausse, à leur tour, le prix de la tasse de café.
En effet, dans de nombreuses localités de la wilaya de Bouira, le tarif d’une tasse de café est passé, depuis quelque temps déjà à 25 dinars. Certains propriétaires de cafeterias appliquent cette nouvelle tarification depuis plusieurs mois déjà. Ceci dit, dans de nombreuses cafétérias du centre-ville de Bouira et dans bien d’autres, sises dans différentes localités relavant de la wilaya, les prix demeurent inchangés. Selon les quelques gérants de cafétérias, où la nouvelle tarification est de vigueur, cette augmentation de DA se justifie par la hausse du prix du kilogramme de la poudre. Un avis que ne partagent pas certains clients. A ce sujet, Hocine, un consommateur dira : «le prix du kilogramme de la poudre n’a augmenté que de trente dinars seulement. Est-ce raisonnable d’ajouter cinq dinars pour deux cuillerées de café ? Je me demande où sont passés les services du contrôle de la DCP. Avec un kilogramme de café, combien de tasses, pourra-t-on presser ? C’est de la spoliation pure et simple des clients». Certains clients considèrent que cette augmentation est «injuste», d’autant plus que la tasse est déjà passée de quinze dinars à vingt dinars, il n’y a pas si longtemps. Ainsi, les consommateurs à se plaindre de ces fluctuations de prix d’une cafétéria à une autre sont nombreux, et certains pensent, même, à boycotter cette boisson. De nombreuses cafétérias de plusieurs communes, dont Bechloul et Ath Leqsar, se trouvent dans la même situation de flou en matière de prix pratiqués. «Il est préférable de rester chez soi et siroter son café au moindre coût. Au moins, vous économiserez plus de cent dinars par jour», estimera un autre interlocuteur. En tout cas, cette augmentation n’est pas appréciée par l’ensemble des consommateurs, surtout en ces temps, où les pris des denrées alimentaires ne cessent d’aller crescendo, depuis l’adoption de la loi de finances de l’année actuelle, ne laissant de facto qu’un arrière goût très amer, au point où nombreux sont ceux qui ont déserté les cafés. Il faut signaler que les prix de beaucoup d’autres boissons chaudes et fraiches ont été également revus à la hausse ces derniers jours. Ainsi, le café crème passe, désormais à 25 DA, alors qu’il était cédé à 20 DA. Une bouteille de jus est proposée à 50 DA, au lieu de 40 DA, soit une hausse de 10 DA.
Aziz Cheboub

