Les dernières chutes de pluie ont mis à nu toutes les carences et bâclage dans la réalisation de cette infrastructure, aux retombées menaçantes pour le personnel et les stagiaires du centre.
Un effroyable état de fait qu’on a constaté de visu ce lundi matin sur sollicitation du personnel administratif inquiété par une évolution rapide de dégradation de l’ensemble des bureaux. Avant de franchir l’entrée de ce bloc, nous avions été prié de retrousser les bas du pantalon, le parterre de l’ensemble des couloirs et les bureaux étant noyés dans de larges flaques d’eau dont le niveau dépasse les 5 cm. Etant arrivés à la première heure d’ouverture, nous tombons sur un véritable chantier d’«écopeurs» d’eau. L’ensemble du personnel et la femme de ménage étaient occupés à évacuer l’eau accumulée à l’aide de seaux et serpettes, d’autres vidaient les armoires dont le contenu (documents) complètement noyés dégoulinaient d’eau. C’est à croire qu’une forte tempête s’est produite à l’intérieur de l’édifice avec les murs, boiseries et plafonds ruisselant, complètement mouillés. C’est un miracle qu’aucune électrocution ne s’est encore produite en ces lieux. Ces importantes quantités d’eau proviennent de l’étanchéité et du plafond transformé en passoires à tel point que les couches de revêtement intérieur de ce plafond se détachent par plaques, laissant apparaître l’ourdi de la dalle et les fissurations qui courent dans tous les sens par où s’infiltre l’eau accumulée au niveau de l’étanchéité. En un seul mot, le bloc administratif de ce CFPA est tout simplement sinistré son occupation compte d’énormes risques pour le personnel sachant que des pans de ce plafond peuvent chuter à tout moment, ajouté au risque d’électrocution. Malgré tous ces risques, les employés étaient à leurs postes, des fonctionnaires qui sursautent au moindre bruit s’attendant à tout moment à recevoir…le plafond sur la tête. Nous apprenons sur les lieux que la protection civile a été appelée à la secousse à plusieurs reprises et que la direction de la formation professionnelle et les autorités locales ont été avisés depuis plus d’une année de cette intenable situation, chose qui a été confirmée par le P/APC de M’Chedallah. Ce dernier affirme avoir, de son côté saisi les organismes concernés et s’engagea à mettre rapidement sur pied une commission technique pour constat et mesures à prendre. L’accélération subite de la dégradation de ce centre en raison des fortes chutes de pluie de cette semaine intervient au moment où ce CFPA est en train d’apporter les dernières retouches pour s’attaquer à la période des examens de fin d’année. Pour rappel, ce centre, le premier dans son genre au niveau de la daïra de M’Chedallah, est entrée en service en 1997, soit il y a 14 ans à peine. Sa détérioration s’explique par les nombreuses malfaçons lors de sa réalisation, des anomalies qu’il y a lieu de prendre rapidement en charge avec l’opération de revêtement de l’étanchéité du bloc administratif en priorité seul moyen pour sauver cet édifice. Ce CFPA de Raffour totalise un effectif de pas moins 964 stagiaires et apprentis répartis sur 7 filières ou spécialités, un effectif qui serait sans doute admis à la hausse selon le mécanisme d’orientation pour absorption de la déperdition scolaire. A cela s’ajoute le fait qu’il soit situé au centre du territoire de la daïra d’où une influence record des stagiaires de l’ensemble des communes, on nous signal même la présence de stagiaires venant de Tazmalt et Akbou ou encore d’El Adjiba et Bechloul. Notons enfin que le reste du centre tel que les salles de cours ou les ateliers, n’ont pas trop souffert des répercutions des perturbations climatiques et qu’un stade du genre matico égaye agréablement le décor intérieur de la vaste cour parsemée de plantes ornementales.
Oulaid Soualah

