"Nous ne brûlerons pas des pneus, mais…"

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Encore une fois, le bureau de wilaya du mouvement national des gardes communaux a tenu un autre rassemblement, avant-hier, sur la place du marché des Ouadhias.

Cette action, selon le coordinateur du mouvement à l’échelle de la wilaya, rentre dans le cadre de la mobilisation afin d’arracher tous les points jusque-là non satisfaits bien que des promesses leur aient été données. Ils étaient venus de tout le versant sud de la wilaya ainsi que d’Ath Yenni, de Ain El Hammam et d’ailleurs. « Nous défendrons nos droits pacifiquement. Il ne faut pas s’attendre à ce que nous descendions dans la rue pour brûler des pneus. Nous avons combattu le terrorisme et ce n’est pas maintenant que nous allons agir violemment. Nous savons tous qu’un jour nos sacrifices seront reconnus », a clamé devant ses pairs, M. Arab Yahia, en sa qualité de premier responsable de ce mouvement à Tizi-Ouzou. Et d’annoncer aux présents: « Le nouveau wali a ouvert le dialogue avec nous. C’est une chance pour nous de régler au moins les problèmes qui sont de son ressort. Il a promis d’installer une commission qui étudiera tous les cas des radiés. Nous espérons que ce dossier sera fermé définitivement. C’est la même chose pour le dossier du logement. Pour les autres revendications dont le caractère est national, il nous a répondu clairement qu’il n’en pouvait rien faire ». L’orateur est revenu ensuite sur toutes les actions menées jusque-là depuis le rassemblement de plusieurs jours à Ain Defla jusqu’à l’action d’avant-hier. « De mon côté, je suis prêt à passer dans toutes les localités pour vous écouter. S’il y a des éléments qui ne sont pas satisfaits de notre démarche, ils sont libres de lutter en solo. Concernant le rassemblement du vingt novembre dernier, je précise que ce n’était pas du tout une scission, mais, une volonté de certains éléments qui ont voulu agir de la sorte », a-t-il expliqué devant l’assistance. M. Arab Yahia promet qu’une action d’envergure sera envisagée si les représentants du ministère de l’intérieur ne tiennent pas leurs promesses et continuent à faire la sourde oreille. « Nous avons trop attendu et nous ne voyons rien venir. Il est temps de trancher. Nos sacrifices durant la décennie noire doivent être reconnus comme tels », a-t-il martelé. Un débat a été ouvert. De toutes les interventions, il est à retenir que ces gardes communaux ne semblent pas se lasser de poursuivre leur mouvement jusqu’à l’aboutissement de la plateforme d’Ain Defla.

Amar Ouramdane

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