Aïn El Hammam Les stations des transporteurs posent problème – Les clandestins en rajoutent une couche

Le sempiternel problème des transporteurs de voyageurs de la ville d’Aïn El Hammam est loin de voir son épilogue.

Au contraire, il empire de jour en jour, participant à étouffer une ville où l’air est déjà irrespirable. Les chauffeurs de taxi individuels se plaignent des clandestins alors que les conducteurs de fourgons de transport, leurs voisins de station, doivent faire face à la cohue imposée par ceux qu’ils appellent «les sans papiers». L’espace réduit des aires de stationnement conduit à des situations difficilement gérables. Les transporteurs qui ne trouvent pas de place se rabattent sur le milieu de la rue gênant les usagers. Avec le nouveau plan de circulation, leur délocalisation s’impose. Cependant, le manque de foncier de la commune d’Ain El Hammam bloque toute initiative de construction d’une gare routière. Ne possédant que l’espace hérité de la colonisation, la ville, sans aire de stationnement, étouffe sous le nombre de véhicules qui y pénètrent quotidiennement. Si les efforts consentis pour faciliter la circulation automobile aux endroits souvent congestionnés donne des résultats appréciables, en revanche, le stationnement anarchique n’en finit pas d’empoisonner la vie des citoyens. Le problème semble insoluble si l’on se réfère aux multiples tentatives d’en venir à bout, menées par les différentes APC qui se sont succédé à la tête de la commune. La station de fourgons desservant les Ath Menguellet est devenue la hantise des automobilistes de passage qui doivent s’armer de patience, en attendant que certains transporteurs indélicats daignent leur céder le passage. Plus loin, la même situation se répète avec les taxieurs officiels qui se bousculent dans une station loin de répondre à la demande. Les particuliers se rabattent alors sur les sorties de la ville ou l’aire du marché, en dehors du mardi et du samedi. Les différentes propositions visant à décongestionner la ville ont reçu une fin de non recevoir de la part des transporteurs, toutes catégories confondues. Personne ne veut quitter le centre, de crainte de perdre sa clientèle. L’espace situé sur les hauteurs de la daïra, proposé comme aire de stationnement aux transporteurs de marchandises par la commission chargée du plan de circulation de la ville, ne semble pas leur convenir du fait qu’il «favorise» selon eux, les clandestins, à l’affût partout à Michelet. Sans aucun lien avec la profession de transporteur, les «sans papiers» se garent en effet, comme tous les autres particuliers, au carrefour des horloges qu’ils encombrent en se mêlant aux fourgons de transport desservant Tizi Ouzou. Ces perturbations sont également perceptibles à la sortie Est vers Iferhounene et Ath Bouyoucef, où les mouvements des fourgons gênent le flux normal de la circulation. Une aide de la wilaya pour l’acquisition d’un terrain devant recevoir une gare routière est vivement souhaitée par tous.

A. O. T.