"L'essentiel est que la discipline règne"

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La Dépêche de Kabylie: L’équipe semble aller bien. Elle colle toujours au leader?

Rachid Maâtki: Maintenant, on a beaucoup plus d’expérience. C’est ma deuxième année au sein de ce club, je découvre qu’au sein des petits groupes, il y a une certaine volonté et une hargne de gagner qu’on ne trouve pas même dans les équipes du championnat national si et seulement si on fait confiance aux jeunes. A l’AS Imazgharen, il n’y a aucune surprise d’occuper une telle place. Le travail paie. D’ailleurs, je ne vois pas de différence entre ces clubs qu’on désigne comme  » grands » avec les autres.

Vous avez peiné un petit peu au début. N’est-ce pas ?

Effectivement, il faut que vous sachiez que nous n’avons commencé la préparation qu’à partir du 25 octobre. Mais, au fil du temps, nous avons programmé plusieurs matches amicaux qui ont été d’un apport considérable à nos jeunes. De match en match, j’ai remarqué qu’il y avait une certaine progression. Cela est dû à la persévérance des joueurs. Ils ont cette volonté de gagner.

Qu’est-ce que vous pouvez dire au sujet de l’effectif dont vous disposez ?

Bon, j’ai incorporé dans le groupe environ cinq juniors. Ils s’adaptent de match en match. J’ai encore repris un ancien joueur. Bien que celui paraisse un peu âgé, mais, il donne de bons résultats. Nous avons aussi incorporé un jeune gardien qui devient de plus en plus rassurant. Cependant, il me manque encore au moins trois éléments: un milieu de terrain et deux autres en attaque. Avec de tels renforts, nous aurons notre mot à dire.

N’êtes-vous pas handicapés par le manque d’un terrain ?

Evidemment. Je peux vous dire que dernièrement nous nous sommes entraînés sur un terrain vague. Actuellement, on s’entraîne sur le terrain de Ain Zaouia en tuf et parfois au stade Mohamed Boumghar de Draâ El-Mizan. Ce n’est pas facile d’avoir un programme régulier eu égard aux aléas qui sont en face de nous. C’est une situation que vivent plusieurs clubs des divisions inférieures. Nous espérons que le terrain de Frikat où les travaux sont en cours soit livré dans les délais.

Concernant les moyens, pouvez-vous dire qu’Imazghren sont logés à la bonne enseigne?

Pas du tout. Vraiment, c’est très délicat quand le club n’a pas les moyens financiers nécessaires. Avec l’austérité, les subventions sont suspendues. Mais, tout de même, il faut reconnaître la volonté de l’équipe dirigeante qui se démène dans tous les sens pour assurer le fonctionnement normal du club.

étant ancien joueur de l’ESDEM, de la JS Bordj Menaïel et de la JS Kabylie. Que pensez-vous actuellement du football dans la région ?

Il y a beaucoup de clubs. Certes, c’est une bonne chose quand on voit que des centaines de jeunes sont encadrés ici et là . Mais, je crois qu’il faudrait encourager ces jeunes talents en leur donnant la chance d’évoluer dans les grands clubs de la wilaya et pourquoi pas à la JSK. Parce que ces dernières années, on ne voit plus de prospection dans les petits clubs. Pourtant, il y a de bons joueurs qui pourront renforcer le club phare de la Kabylie que nous voyons jouer les derniers rôles du championnat national depuis déjà une bonne décennie.

Entretien réalisé par Amar Ouramdane

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