Aïn El Hammam – Le service hygiène se penche sur l’état des fontaines

Tous les points d’eau d’où s’approvisionnent les citoyens pour leur consommation en eau potable font l’objet d’une attention sérieuse de la part des services d’hygiène de la commune d’Aïn El Hammam, à pied d’œuvre depuis plus d’une semaine. Selon Hamid Ould Saadi, vice président de l’APC, chargé de l’hygiène, «les fontaines sont ciblées par un contrôle rigoureux de la part de nos services qui multiplient les sorties pour s’enquérir de l’hygiène intérieur et extérieur des fontaines. » Les réservoirs font l’objet d’un traitement au chlore. Lorsque le «palintest (test de teneur en chlore) s’avère négatif, nous procédons alors à des prélèvements pour analyse», nous dit un membre de la commission d’hygiène qui se préparait à se rendre, encore une fois, dans un point d’eau, parmi la vingtaine que compte la commune d’Ain El Hammam. Ces contrôles se déroulent généralement deux fois l’an : «l’un en période de dégel et l’autre, en été, au mois d’août, lorsque le débit des sources est réduit. Des périodes propices à la contamination», apprend-on de notre interlocuteur. Malgré tous les efforts consentis par la commission d’hygiène pour offrir à la population une eau de qualité, l’éloignement de toute contamination ne peut être garanti totalement lorsque l’intervention des villageois qui doivent entretenir convenablement leurs fontaines est insuffisante ou fait carrément défaut. Nous avons noté que l’entretien des sources diffère d’un village à un autre. Le laisser-aller décelé chez certains contraste avec la propreté sans failles des autres qui se font un point d’honneur à disposer de fontaines jolies et propres. Notons que certaines fontaines nécessitent plus d’attention de la part des comités de villages qui ne semblent s’intéresser qu’aux robinets de puisage. Les détritus des alentours et les mousses sur les parois des bassins et abreuvoirs sont caractéristiques de cet état d’abandon alors que les services concernés ont débloqué de grandes sommes d’argent pour améliorer ces lieux. Par ailleurs, les bassins affectés jadis au lavage du linge ou comme abreuvoirs pour le bétail sont, dans de nombreux cas, à l’abandon comme en témoignent les ordures qui s’y accumulent. Ce qui ne peut qu’être désolant lorsqu’on sait que nos aïeux vénéraient les fontaines comme s’il s’agissait d’un lieu de culte.

A. O. T.