Aït-Smaïl – L’APC présente son bilan

Comme à son habitude, l’APC d’Aït-Smaïl a pris l’initiative, la semaine passée, de présenter son bilan de gestion annuel au niveau de la maison de jeunes de la commune. C’est devant une assistance nombreuse que le P/APC, Nacer Abdoune, accompagné de A. Laaziz Machouche, Abdelkader Sahli, Sadek Rebai et Nacer Hebbache, tous, membres de l’exécutif communal, et, après une minute de silence à la mémoire des martyrs de l’indépendance et de la démocratie, a pris la parole pour passer en revue les projets concrétisés durant l’année écoulée. Mais, il a surtout mis le point sur les projets qui n’ont pas été réalisés pour diverses raisons. La commune d’Ait-Smaïl compte parmi les communes les plus pauvre de la wilaya, car elle ne possède ni ressource ni réserve foncière. Elle fonctionne grâce aux subventions de l’État, et, depuis deux ans, avec l’effet de la crise, les difficultés se sont accrues considérablement. D’après le P/APC, beaucoup d’efforts ont été consentis pour apporter un plus aux citoyens. Comme la majeure partie des communes de Kabylie, le gros des projets a concerné la réalisation de pistes, le bitumage de chemins communaux (ce sont 10 kms de tapis qui ont été réalisés cette année) et la réalisation de plusieurs kilomètres de réseau d’assainissement. Pour l’assainissement qui fut la priorité de l’année écoulée, plusieurs nouveaux réseaux ont été réalisés en plus de l’entretien et de la réfection des anciennes conduites datant, pour la majorité, des années quatre-vingt. Concernant l’eau potable, le gel des projets sectoriels a mis un coup d’arrêt au projet de renforcement des châteaux d’eau alimentés à partir de Lanser Lanasser. Quant au projet de renforcement du réseau APE, d’une enveloppe de 45 milliards de centimes, à partir de Lanser Azegza dans la commune de Taskriout, l’étude est achevée et l’APC attend seulement le lancement des travaux. Les oppositions des citoyens plombent aussi les tentatives d’améliorer la capacité des châteaux existants. L’autre projet qui tient en haleine toute la commune est sans doute, le projet de raccordement au gaz de ville. Le point positif est que ce volet n’est pas touché par les restrictions budgétaires. Actuellement, les entreprises sont à l’œuvre, et, si la population adhère pleinement en évitant les oppositions et en facilitant la tâche à ces entreprises, la commune bénéficiera de cette commodité avant l’hiver 2018. Dans le secteur de la santé, l’APC n’a pas le pouvoir d’ouvrir, ni de fermer les unités de soins, chose tant souhaitée par la population de la commune. L’APC n’est qu’une courroie de transmission entre les citoyens et les hautes autorités du pays, mais elle peut faire des efforts pour accompagner et faciliter les projets sectoriels. Concernant l’ouverture d’un PUM (Pavillon des urgences médicales) à Tizouel, l’APC est prête à mettre à la disponibilité de la DSP trois chauffeurs pour l’ambulance, deux vigiles et une femme de ménage. Pour ce qui est de l’habitat rural, depuis, 2006, la commune a bénéficié de 1300 aides. Actuellement, l’APC a reçu 150 aides qu’elle doit distribuer à 460 demandeurs et c’est normal qu’il y ait des mecontents.

Saïd M.