Ouaguenoun, une localité située à une vingtaine de km à l’est de Tizi Ouzou, souffre d’un déficit en distribution de la presse. Cette insuffisance, plusieurs fois signalée par les citoyens, nous l’avons bien constatée lors d’une tournée auprès de certains buralistes exerçant à Tikobaïn, chef-lieu de la commune. La plupart des quotidiens qui parviennent jusqu’à cette localité s’épuisent souvent avant 9 heures. La demande est importante et le nombre de titres distribués reste très insuffisant. En plus du nombre insuffisant on retrouve une maigre diversité de titres. Et l’on compte Liberté, La Dépêche de Kabylie, le Soir d’Algérie, El Watan et certains titres sportifs. Sur ces rares titres, on dépose une quantité qui varie entre 5 et 10 titres seulement. « Il y a une anarchie dans la distribution », nous a dit Hakim, propriétaire d’une librairie. Pour Rachid : « Nous avons plusieurs fois demandé une augmentation dans le nombre et la diversité des titres mais nos demandes n’ont pas eu de suite, les distributeurs nous disent que ça ne dépend pas d’eux ». En déclinant notre identité, un lecteur nous interpella « La Dépêche de Kabylie est de plus en plus demandée. Elle se fait rare dans les kiosques. Parfois, je me déplace ou je demande à des gens de me l’acheter de Tizi Ouzou ». A notre demande « pourquoi cet engouement ? », ce citoyen nous a répondu : « On trouve dans la Dépêche de Kabylie des informations et des éclaircissements que l’on ne trouve pas ailleurs. Ce journal a su dynamiser la vie sur plusieurs plan à travers la Kabylie. Ce quotidien parle plus des choses qui concernent plus le simple citoyen et non pas de ce qui concerne la vie des personnes de la haute sphère ». En plus de la Dépêche de Kabylie, d’autres titres sont bien demandés par les lecteurs. « En plus des titres francophones, j’aime lire El Khabar ; chaque jour je l’achète de Tizi Ouzou car aucun libraire ne le vend dans notre région », nous a dit Mohamed âgé d’une quarantaine d’années. Certains titres, à l’exemple du Soir d’Algérie et de Liberté, ont augmenté le nombre déposé pour atteindre plus d’une vingtaine par point de vente. En dépit de cette augmentation, les journaux sont introuvables à partir du début de l’après-midi, comme nous l’avons constaté à plusieurs reprises. Le constat est le même pour les autres localités limitrophes, à savoir Boudjima et Aït Aïssa Mimoun.
M. H.
