Les compétences en matière de gestion de l’AEP semblent atteindre leurs limites, au vu d’un malheureux gaspillage de cette denrée rare le long du réseau reliant la commune de Saharidj à celle de M’chedallah. En effet, ceux chargés du réglage de cet important débit donnent la nette impression d’être incapables de le maîtriser ; ils procèdent aussi aux lâchages le long des vannes de vidange réalisées sur cet ouvrage, à l’image de celle ouverte à fond au niveau du ravin du lieudit (Ighzer Bouzal) depuis une dizaine de jours laissant échapper des milliers de mètres cubes de cette denrée précieuse qui rejoint quelques mètres plus bas les eaux usées de l’assainissement de la commune de Saharidj. L’endroit choisi pour ce gâchis est plutôt discret et invisible à partir de la route, mais la forte pression produit un sifflement strident et attire l’attention. Le captage de l’impressionnant débit de la Source Noire est depuis sa mise en service une « source » de problèmes pour l’organisme chargé de sa gestion. N’était le château d’eau qui surplombe la ville de M’chedallah lequel déborde et alimente une marre menaçante pour toute une partie de la ville, ce serait le lâchage obligatoire pour éviter le débordement de ce réservoir qui cause des problèmes, à l’image des ravages de ce délestage au lieudit « Thamtighth », et ce en creusant de profonds cratères dans la terre meubles créant des dégâts considérables aux terres agricoles. Par la force des choses, ce phénomène revêt les caractères d’un cercle vicieux « orienté sur le château d’eau : il déborde et devient menaçant. Lâché en plein nature, la furie des eaux usées cause des dégâts et fait réagir les propriétaires des terrains touchés », Comble de l’ironie, au moment où plusieurs localités de la région crient au déficit d’eau potable, dans la région de M’chedallah, malgré d’énormes acrobaties des services concernés par la gestion de l’AEP, on ne sait quoi faire de cet important débit qu’on laisse s’écouler dans les ravins. Enfin, et en attendant que l’on se penche sérieusement sur ce cas épineux et qui perdure depuis longtemps, l’eau continue à couler… sous les buissons.
Omar Soualah
