DRAâ EL-MIZAN Après une semaine de pluies abondantes – Les barrages et retenues d’eau remplis

Après plus d'une dizaine de jours marqués par des pluies abondantes, la terre regorge d'eau et les barrages d'eau (de Draâ El-Mizan, Tizi-Gheniff et Aïn Zaouïa) ainsi que les retenues colinéaires de la région sont remplis d'eau.

Le spectre de la sécheresse tant redouté au lendemain du lancement de la saison labours-semailles est donc écarté. Certes, les pluies et neiges tombées sur les hauteurs ont causé quelques petits désagréments aux citoyens, mais, elles ont bénéfiques pour l’agriculture notamment les cultures maraîchères. «Pour cette saison, nous n’aurons rien à craindre», nous affirmera ce producteur de pommes de terre qui n’a pas encore entièrement récolté son champ à Draâ Sachem, une localité à potentialité agricole élevée. Néanmoins, nombreux sont les maraîchers qui se plaignent de l’inexistence de réseaux d’irrigation fiables : «Nous avons des atouts considérables pour développer de nombreuses filières telles la culture de pastèques, de poivrons et de tomates, mais beaucoup d’entre nous n’ont pas de moyens. Vous savez, la tuyauterie coûte cher et il faut aussi avoir une motopompe puissante. Ce n’est pas très efficace de travailler avec des moyens rudimentaires. Il faudrait que les responsables pensent à mieux équiper ces barrages, les fellahs peuvent prendre en charge une part du financement. Lorsqu’il n’y a pas un système d’irrigation adéquat, on ne peut exiger des agriculteurs une bonne rentabilité», nous expliquera un exploitant agricole qui ajoutera : «Les responsables du secteur de l’hydraulique pourraient même procéder à la concession des barrages à des exploitants ou encore à des coopératives qui géreront leurs eaux. Ils n’en seront que plus rentables et mieux entretenus». En tous les cas, même avec tous les problèmes évoqués, nos interlocuteurs sont unanimes à dire que l’essentiel pour le moment est que ces barrages ne sont plus à sec et l’hiver n’est pas encore fini.

Amar Ouramdane