« Boulifa, une œuvre multidimensionnelle »

Durant deux jours, la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou a abrité les travaux de ce colloque qui fut une grande réussite et qui laisse beaucoup de satisfactions, un avis partagé par le public, les organisateurs et les intervenants.

Des communications de qualité ont été données en cette occasion où l’œuvre, le parcours de celui qui fut « le précurseur d’une longue quête de nos origines », ont été révélés, décortiqués et illustrés, un débat très fructueux exprimant la soif de la nouvelle génération de tout savoir sur le personnage. MM. Nabti Amar, Abdeslam Abdenour, Saïd Chemakh et Kacimi Zindedine, chacun à son tour, ont apporté les éclairages nécessaires sur les différentes facettes de Boulifa.

Lors de son intervention sur le thème « Discours autour de Boulifa », Abdeslam Abdenour a mis en exergue le travail titanesque fait par l’auteur de « Recueil de poésie kabyle », à travers lequel il a battu en brèche les positions exprimées par le général français, Anoto, sur la société kabyle. Selon lui, Boulifa a bien expliqué : « La place fondamentale occupée par la femme dans la société kabyle ».

Son apport était aussi salvateur dans la préservation de la poésie de Si Muh u M’hand, puisqu’il est le premier à avoir accompli un travail dans ce sens. Pour sa part, M. Chemakh Saïd a développé l’œuvre de Boulifa qui a touché à tout, de l’enseignement de tamazight, par l’illustration des caractères latins en passant par la sociologie et en allant jusqu’à l’histoire et l’archéologie.

C’est dire que Boulifa a légué une œuvre multidimensionnelle. A noter que ce colloque a drainé une assistance nombreuse durant les deux journées, une grande satisfaction tirée par les organisateurs. « Nous sommes très contents du bon déroulement de cette manifestation qui a permis de ressusciter l’un des monuments de notre culture », nous a déclaré M. Ould Ali El Hadi, directeur de la culture et de la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, avant de remercier « Mme la ministre de la Culture qui a contribué à la concrétisation du projet ».

A rappeler enfin que cette rencontre a été l’œuvre de l’association Issegh de Souama en collaboration avec la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou sous l’égide du ministère de la Culture.

M. Cherfaoui