La région de M’Chedallah a vécu le week-end dernier sous le rythme d’un spectaculaire défilé ininterrompu de véhicules et de fourgons de transport de voyageurs en provenance de la wilaya de V’gayet en direction de la station climatique de Tikjda et des monts enneigés du Djurdjura. Les personnes, particulièrement les jeunes venus en excursion, ont créé une animation particulière en traversant les villes et villages de la région pour aller profiter de la neige sur ces hauteurs du flanc ouest de Yemma Khelidja durant les journées du vendredi et samedi. Malheureusement, si la première journée était ensoleillée et resplendissante sur ces hauteurs qui renouent pour ainsi dire avec l’animation des grands jours, celle du samedi par contre était pluvieuse et marquée surtout par un froid mordant et un brouillard opaque lequel a sensiblement réduit la visibilité gâchant ainsi la fête aux amateurs de la neige et des sensations fortes dans ces coins paradisiaques d’une rare beauté. Cette affluence des plus remarquables s’explique du fait que la RN15 qui franchit le col de Tirourda à partir de Chorfa via Aghbalou qui était jadis le point de chute de ces estivants de l’est de la Kabylie est coupée à la circulation car bloquée par des avalanches de neige, des chutes de rochers doublés de coulées de boue et d’affaissements dangereux de la chaussée. Il convient de signaler que l’itinéraire suivi par ces bus est celui du CW98 qui fait jonction avec la RN15 au niveau du carrefour d’Oughazi dans la nouvelle ville de M’Chedallah pour rejoindre Tikjda via Assif Assemadh, Semmache et la Crête Rouge. Il faut noter aussi que durant tout le week-end dernier, des milliers de touristes venus de tous les coins du pays ont pris d’assaut la station climatique de Tikjda. La RN33 reliant Haïzer à Aswel a enregistré des bouchons monstres tellement le flux des automobilistes était important. Vendredi dernier, certains automobilistes ont mis plusieurs heures pour rallier la ville de Bouira. Ce flux de touristes va aller crescendo dans les jours à venir et ce, au fur et à mesure du retour du beau temps.
Oulaid Soualah
