L’APC et les comités de villages pour le retour de la Gendarmerie

La recrudescence des actes de violence, agressions et cambriolages dans la commune de Mechtras est un phénomène auquel sont confrontés les autorités locales et les représentants des comités de villages. Apparemment, il ne se passe pas un jour sans qu’une agression ou un vol ne soit enregistrés. Avant-hier, un septuagénaire a fait l’objet d’une agression aux environs de dix heures du matin et a été délesté d’une somme importante, environ quatre-vingt mille dinars, selon certaines sources. La victime venait de retirer son argent et a préféré prendre un raccourci vers Aït Imghour, les poursuivants lui ont tendu un guet-apens dans un lieu isolé de l’agglomération. Des cas similaires, ainsi que des agressions, cambriolages et tapages nocturnes sont en train d’envenimer la vie quotidienne de la population de cette commune, sise sur la RN30. A cet effet, une réunion des autorités locales avec les membres des comités de villages, a eu lieu ces jours-ci en vue de prendre une décision, dans le but de remédier un tant soit peu, à cette situation d’insécurité. Et la décision prise lors de cette entrevue n’est pas des moindres. C’est, en effet, un véritable tabou brisé. Il s’agit du rappel de la Gendarmerie à reprendre son service, après son retrait dû aux évènements de Kabylie de 2001 et 2002. Certes, cette décision n’est pas facile à faire admettre à certains, après avoir bien souligné dans la plate-forme d’El Kseur, le point consistant au départ de ce corps de toute la Kabylie, mais les données ont complètement changé depuis, avec ce phénomène de violence et d’insécurité qui règne sur la commune en particulier, et la plupart des communes en général. Pour rappel, la gendarmerie est toujours présente à Mechtras, mais jusqu’à présent, elle ne sort pas dans la rue, et se limite au service minimum administratif.

Salem Amrane