BOUDOUAOU – Rencontre à l’université M’hamed Bougara – La nouvelle loi sur l'investissement explicitée

L’amphithéâtre de la faculté de droit de Boudouaou a abrité, hier lundi, un séminaire sur les nouveautés de la promotion de l'investissement dans le cadre de la loi 09 -16.

Selon le doyen de cette faculté, docteur Ben Seghir Abdeladhim, cette rencontre scientifique s’assigne l’objectif de parvenir à des résolutions permettant la création d’un climat favorable au développement des activités, garantissant une plus-value.

«Nous avons fait participer les étudiants, aux côtés des investisseurs, à ce séminaire, puisqu’ils sont les futurs employés et promoteurs», a-t-il souligné. D’un contenu académique, les conférences programmées ont permis de mettre en lumière les modalités d’assainir le processus économique, dans le cadre de la loi 16 – 39, s’inscrivant dans la législation d’un Etat de droit.

Dans la forme, cette nouvelle disposition juridique, entrée en vigueur il y a moins d’un an, ne diffère pas de celle de 1989. Toutes les deux portent sur la nécessité impérative d’encourager l’investissement. Mais, «le climat des affaires aujourd’hui est bien différent de celui d’il y a une trentaine d’années», a précisé le professeur en sciences politiques, M. Amrouche.

L’intervenant, qui rappellera les anciens blocages de l’investissement, notamment ceux sécuritaires et bureaucratiques, notera que l’on peut s’attendre à l’élaboration graduelle d’un nouveau système économique basé sur l’apport des investisseurs.

D’autant, a-t-il expliqué, «que la rente des hydrocarbures, actuellement en forte baisse, ne peut être remplacée que par la promotion de l’investissement dans l’agriculture, l’industrie et le tourisme». La loi 16-09 donne, en effet, de multiples avantages aux promoteurs, entre autres la facilitation de l’exportation et des échanges commerciaux et la suppression de la pression au niveau des ports, permettant une économie de temps et d’énergie et l’inscription électronique de tout investisseur.

Pour le directeur de la chambre de commerce et d’industrie, M. Ahmed Khedraoui, qui participé à l’organisation de ce séminaire, il n’y a aucune autre alternative à la relance du secteur économique, voire la réalisation d’un développement durable, que la mise en pratique de la loi sus mentionnée.

Mais il faudra, en urgence, accélérer la levée des blocages d’ordre bureaucratique et surtout faciliter l’octroi d’une assiette foncière et des emprunts bancaires aux investisseurs compétents, a-t-on relevé lors du débat.

Salim Haddou.