Envouté dès son enfance par la célébrité atteinte par son cousin germain, Camel Meriem, footballeur professionnel et international de l’équipe de France ayant évolué aux Girondins de Bordeaux, à l’Olympique de Marseille, ainsi qu’à l’AS Monaco et l’OGC Nice, le petit enfant qu’était, à cette époque-là, Massinissa ne pouvait que rêver, mais surtout faire le pari d’atteindre cette réputation.
La Dépêche de Kabylie : Tout d’abord, tout le monde connaît Camel Meriem, l’ex-international de l’équipe de France et surtout la vedette des équipes de Monaco et de Nice, mais on ne connaît pas encore Massinissa Meriem. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Massinissa Meriem : Je remercie tout d’abord notre journal «La Dépêche de Kabylie» qui m’offre cette opportunité de me faire connaître auprès du public. Je suis un enfant du village Draâ Essachem, situé non loin de la ville de Draâ El-Mizan, né le 12/08/1997. Actuellement, je prépare une licence en allemand à l’université de Bouzaréah et je joue au sein de l’équipe Espoir du MC Alger.
Comment arrivez-vous à concilier études et football ?
Depuis que j’étais enfant, je jouais au ballon et, bien évidemment, comme tous les enfants du village, je rêvais de devenir comme mon cousin vivant en France, devenu un grand footballeur professionnel. Cependant, je devais attendre d’intégrer le collège à Draâ El-Mizan (ville), pour demander à mon père de m’inscrire au sein des deux clubs de football de la localité, à savoir L’Espérance (ESDEM) ou l’Etoile (EDEM).
Votre père avait, évidemment, accepté…
Pas du tout, il n’en était même pas question car, pour lui, mes études passaient avant tout, mais voyant mon obstination, il avait fini par accepter mais à une seule condition : réussir de bons résultats scolaires. Jusqu’à maintenait, j’ai tenu ma promesse, avec l’obtention du BEM et quelques années, plus tard, du Baccalauréat (série lettres étrangères), tout en jouant assidument avec l’équipe de Rachid Kara, au sein des petites catégories de l’«EDEM», depuis l’équipe des benjamins.
Racontez-nous votre histoire et cette aventure qui vous a conduit de Draâ El-Mizan vers la capitale ? J’avais déjà en tête que pour
réussir et jouer dans un club, surtout de l’Algérois, il fallait qu’après l’obtention du Baccalauréat, m
’inscrire dans une des universités de la capitale, d’autant que ma filière, à savoir les langues étrangères, m’offrait cette opportunité. Une fois le Bac en poche, je n’avais qu’à prospecter et trouver un club et c’est sur une prospection de jeunes lancée par l’USMA d’Alger que je suis tombé. Un club où je suis resté pendant une année
Vous avez été accepté le plus normalement ?
Bien sûr que non, nous étions plus de 1 500 candidats et seuls quatre avaient été retenus, deux de Bordj Bou Arreridj, un de Chlef et moi. Nous avions été intégrés au sein de l’équipe des «U19 élite».
Racontez-nous votre histoire et cette aventure qui vous a conduit de Draâ El-Mizan vers la capitale ?
J’avais déjà en tête que pour réussir et jouer dans un club, surtout de l’Algérois, il fallait qu’après l’obtention du Baccalauréat, m’inscrire dans une des universités de la capitale, d’autant que ma filière, à savoir les langues étrangères, m’offrait cette opportunité. Une fois le Bac en poche, je n’avais qu’à prospecter et trouver un club et c’est sur une prospection de jeunes lancée par l’USMA d’Alger que je suis tombé. Un club où je suis resté pendant une année
Vous n’avez donc passé qu’une seule année à l’USMA, pourquoi ?
Deux mois après, des problèmes ont commencé à surgir surtout en ce qui concerne notre prise en charge. On a été tout simplement trahis, car les responsables n’ont pas voulu tenir leurs engagements.
Comment avez-vous atterri au Mouloudia ?
C’était après un match qui avait opposé l’USMA au Mouloudia que M. Bouzid Mahiouz, ancien joueur du MCA, qui m’avait vu évoluer, m’a contacté pour me proposer de rejoindre le club. Ce que je fis à la fin de la saison, tout en subissant, bien sûr, un test de sélection. J’ai joué en «U20» cette année au poste d’arrière gauche ou en axial, mais je suis polyvalent.
Vous avez été sur la liste des joueurs sélectionnés en équipe nationale des «U20», mais on ne vous y a pas retrouvé, pourquoi ?
C’est peut-être la malchance, car quelques jours avant le regroupement, j’avais contracté une blessure.J’espère que la chance reviendra.
Pour finir ?
Ce que je demande aux dirigeants du MCA ou de tout autre club de l’Algérois qui voudrait de moi, c’est de me faire signer uniquement un contrat, pour me sécuriser et avoir une couverture en cas de pépin.
La JSK, vous y pensez ?
Pourquoi pas, mais également la JSMB ou le MOB.
Votre dernier mot ?
Comme j’avais commencé, je remercie beaucoup notre journal «La Dépêche de Kabylie» et je salue tous les lecteurs à qui je souhaite un bon Ramadhan.
Entretien réalisé par Essaïd Mouas

