En l'espace de quelques minutes seulement, les rues de la ville d'Akbou, située à 60 km du chef-lieu de Béjaïa, ont été inondées par des torrents pluvieux avant-hier dans l'après-midi.
En effet, l’ondée, qui s’est calmée peu de temps après, a charrié avec elle des eaux pluviales qui ont envahi les rues et les places publiques de l’agglomération. Les habitants et les visiteurs ont été surpris par ces précipitations qui ont provoqué, très vite, la submersion des artères en rendant la circulation piétonnière et automobile laborieuse. Des mares d’eau et de la boue se sont formées dans cette ville. A l’exemple de la cité des 100 logements, située à proximité de l’EHS d’Akbou, où a été constaté la présence des mares d’eau boueuses qui empêchaient les résidents et les visiteurs à se déplacer normalement, d’autant que cette cité abrite des dizaines de cabinets médicaux, d’avocats, d’architectes, de comptables et autres… ce qui fait d’elle une véritable «ruche» qui ne désemplit pas à longueur de journée. La chute de cette pluie diluvienne a, par ailleurs, mis à nu le système d’évacuation des eaux pluviales au niveau de cette agglomération. Un système qui laisse, pour ainsi dire, à désirer, tant les eaux ont submergé les lieux, oblitéré les avaloirs et débordé complètement sur la chaussé en ruisselant à flots. Pire encore, à certains endroits, les eaux usées se sont mélangées avec celles de l’ondée en se déversant avec force, à l’image du canal Ighzer Tahrikt où il subsiste encore quelques endroits qui ne sont pas encore aménagés et dallés au béton armé. Sur un autre registre, il conviendrait de souligner que la ville d’Akbou demeure une zone inondable, car son relief difficile, constitué de terrains en déclivité et de ravinement en continue, fait que les eaux pluviales la submergent en un laps de temps court, comme il était le cas, à juste titre, jeudi dernier. Il suffisait qu’une ondée passagère, qui n’a duré pourtant que quelques minutes, pour manquer à inonder toutes les rues de la ville, dénotant de l’inefficacité du système d’évacuation des eaux pluviales mis en place. Par ailleurs, même si ce constat est peu reluisant, il n’en demeure pas moins que cette courte mais précieuse pluie a ressuscité l’espoir chez les paysans de la région, qui ont poussé un ouf de soulagement, même si les quantités d’eau tombées sont largement insuffisantes, mais cela va contribuer à revivifier surtout les arbres fruitiers comme les oliviers qui commençaient à présenter des signes inquiétants avec la sécheresse qui sévit depuis des mois.
Syphax Y.

