L’immense pas qu’a fait l’Algérie dans le monde des NTIC (nouvelles technologies de l’information et des communications) est louable à plus d’un titre, mais il demeure que sa gestion est loin de faire l’unanimité auprès des citoyens. Accueillis à bras ouverts, les Algériens n’ont pas mis de temps pour s’acclimater et apprivoiser ce nouveau-né longtemps resté un rêve inassouvi. Au demeurant, certaines localités comme Chemini sont à la merci d’une connexion, souvent de «mauvaise humeur». Les interminables coupures de connexion internet sont devenues récurrentes à tel point que les abonnés d’Algérie Télécom ne cessent de se plaindre auprès de leurs agences dans l’espoir de trouver une panacée à leurs désagréments. Mais, que dalle ! À en juger les ribambelles de réclamations arrivant au bureau de l’agence de Sidi-Aïch, sans compter les appels téléphoniques fusant en longueur de journées. Une patience mise à rude épreuve, d’autant plus que les internautes sont nombreux à s’indigner du laxisme de cet organisme qui fait la sourde oreille, selon les témoignages de certains abonnés. «Combien de fois a-t-on signalé à Algérie Télécom les coupures à répétition, mais en vain !», tempête Mehdi, un abonné du village Chemini-centre. Nombreux sont les fidèles au Net qui ne mâchent pas leurs mots en montrant du doigt les responsables de l’agence de Sidi-Aïch qui font fi de leurs doléances. «Il est impensable de rester plus de dix jours sans connexion, et lorsqu’on en reçoit, le débit est tellement faible qu’on n’arrive même pas à ouvrir sa boite e. mail. Et dire qu’Algérie Télécom targue de lancer la 4G», ironise Akli, étudiant en littérature française. Et d’ajouter : «Lorsqu’il s’agit de s’acquitter des factures, Algérie Télécom nous somme de payer à temps, autrement des mises en demeure nous sont envoyées illico presto. » L’internet est devenu en si peu de temps non seulement un moyen de communication et de travail dont les usagers ne peuvent se passer, mais aussi, par la force des choses, un outil incontournable pour des millions de personnes à travers le territoire national. C’est dans ce contexte que les infernales coupures conjuguées avec le faible débit irritent sensiblement les internautes, leur causant d’énormes préjudices. Les élèves et les étudiants qui sont entre autres des fidèles, ou carrément des accros du Net, se sentent lésés du fait que la connexion dans la localité de Chemini est souvent réduite à un débit somnolant continuellement. Et comme si les carences ne suffisent pas à ternir l’image de ladite agence, des demandeurs pour le raccordement au réseau internet se trouvent obligés de passer en premier lieu par un abonnement au réseau téléphonique, mais comble d’ironie, le nombre de lignes disponibles est loin de satisfaire la demande. «Cela fait plus d’une année que j’ai sollicité une ligne téléphonique, mais l’agence de Sidi-Aïch m’a répondu que les lignes étaient saturées. », dira Halim, étudiant. Et d’enchaîner : «Étant donné qu’Algérie Télécom est une entreprise à caractère commercial, elle se doit d’être à l’écoute de sa clientèle et de satisfaire la demande de nouveaux abonnés. Mais, malheureusement, il semble que cela est le dernier de leur souci. »
Bachir Djaider
