On se prépare à lutter contre la grippe aviaire (ce que l’on attend de pied ferme d’ailleurs) à voir la large campagne de sensibilisation déclenchée, et c’est la grippe humaine qui se manifeste et sévit. Extrêmement contagieux le virus de la grippe s’est propagé rapidement comme une traînée de poudre. Des familles entières sont terrassées depuis deux semaines ; les signes extérieurs de cette maladie saisonnière sont largement observés chez de nombreux citoyens (mine défaite, écoulement du nez, yeux rougis). Si ces symptômes ennuyeux sont bénins et supportables, la forte fièvre qui s’ensuit, par contre, finit toujours par terrasser les plus résistants. La situation des plus précaires de la majorité de la population est un facteur favorisant pour l’expansion du virus qui étend ainsi rapidement son périmètre de contamination, faute de prise en charge par les services concernés. Espérons que les écoles ne seront pas touchées car si les adultes, même sans soins, arrivent à résister tant bien que mal, les enfants en bas âge sont très vulnérables et les risques de voir la grippe s’aggraver en se transformant en bronchite n’est pas à écarter, d’où l’urgente nécessité d’une inspection des écoles, tous paliers confondus, de la commune de Saharidj, par les services de prévention. A signaler qu’au niveau des parents cette maladie courante en saison hivernale est plutôt banalisée et non prise sérieusement en charge ; de plus, et vu le coût du traitement nécessaire, ils ne sont pas nombreux à se permettre même une boite d’antibiotiques. Le chômage endémique qui règne en maître des lieux en est la cause.
Omar Soualah
