Les emplois d’ESIL et d’IAIG très sollicités

Il y a de cela quelques années, les APC de Tizi Ouzou trouvaient toutes les peines du monde à recruter des jeunes dans le cadre de l’emploi sur initiative locale (ESIL) et des indemnités d’activités d’intérêt général (IAIG) pour la simple raison qu’on voyait d’un mauvais œil cette rénumération misérable de 2300 DA/mois (ESI) et 3000 DA/mois (IAIG) ; mais, depuis quelques temps, en revanche, ce sont tous ces postes qui ont été pris d’assaut particulièrement par la gent féminine en proie aussi à un chômage des plus cruels. En fait, il n’est plus un secret pour personne, aujourd’hui, que même des cadres universitaires (licenciés DEUA, voire même ingénieurs) travaillent dans ce cadre-là. Pour l’heure, tous les plaidoyers formulés par les élus, mais aussi par le mouvement syndical de réviser en hausse ces « salaires de misère » sont restés vains. La dotation, aussi, des communes en quotas par les directions de l’emploi de jeunes (DEJ) et de l’action sociale (DAS), se fait également au compte-gouttes, hélas ! Même topo pour le contrat pré-emploi (CPE), où il est quasiment impossible de dénicher le moindre poste. En somme, tout ce regain d’intérêt vers ces formules, en témoigne de la précarité et le dénuement dans lesquels notre jeunesse évolue.

Idir Lounès