Les économes et intendants de l’éducation nationale poursuivent leur mouvement de grève pour la deuxième journée consécutive. Nonobstant sa rencontre avec la ministre, tenue la veille du début de leur mouvement, la commission nationale des fonctionnaires des services économiques de l’éducation ne compte pas abdiquer «jusqu’à prise en charge réelle des doléances des travailleurs». Mme Benghabrit s’était pourtant réunie avec les représentants de la commission en question pour essayer de désamorcer la crise qui menace son secteur, d’autant que les intendants ont brandi la menace de radicaliser leur mouvement de protestation. Au deuxième et dernier jour de ce débrayage, le président de cette commission a fait savoir qu’ «une très forte participation des travailleurs a été enregistrée». Hier, le taux de participation à ce mouvement de grève est passé à 55% au niveau national, contre 50% au premier jour. «Les intendants de l’éducation menacent de radicaliser leur mouvement de grève, dans le cas où le ministère de tutelle ne daigne pas prendre en charge leurs revendications», affirme le président de la commission. Selon lui, «les intendants de l’éducation n’ont pas d’autre choix que le recours à la grève pour se faire entendre et faire valoir leurs revendications restées jusque-là en suspens». Revenant sur sa rencontre avec la ministre de tutelle, le président de la commission a expliqué : «La première responsable du secteur a promis de prendre en charge nos revendication, mais pour le moment, tout reste au stade des promesses». Il y a lieu de rappeler qu’après la promulgation du décret exécutif 10-78 du 24 février 2010, instituant un régime indemnitaire au profit des personnels de l’éducation, cette corporation a été exclue du bénéfice des indemnités d’expérience professionnelle et de documentation. À noter que la commission nationale des fonctionnaires des services économiques de l’éducation veut, à travers ces actions, «demander des indemnités spécifiques», à savoir l’indemnité d’expérience professionnelle et de documentation pédagogique, d’autant qu’ils sont «les seuls fonctionnaires de la fonction publique et de l’éducation nationale à en être exclus», indique-t-on.
L. O. Challal
