Les partis politiques en lice à Aïn El Hammam profitent de la dernière semaine précédant les élections du 23 novembre, pour organiser les rencontres avec les citoyens et tâcher de convaincre les indécis. Ainsi, au chef-lieu de l’ex-Michelet, le FFS, qui n’a pu tenir son meeting la semaine dernière en raison du mauvais temps, s’est rattrapé, avant-hier jeudi, en sortant «l’artillerie lourde». Beaucoup de citoyens s’étaient agglutinés aux barreaux de la rue Bounouar, alors que d’autres avaient envahi l’aire de stationnement des taxis où l’on avait installé la scène. Le lieu dit «la place», où se tiennent habituellement les meetings populaires en plein air, était donc noir de monde bien avant le début de la rencontre, qui avait, d’ailleurs, connu un retard. Les orateurs triés sur le volet ne pouvaient qu’attirer le public de la ville et des villages. Si Aouchiche Youcef, tête de liste APW, est «étranger» à Aïn El Hammam, le docteur Sid Ali Youcef, Mme Madi ou M. Kamal Taleb, tête de liste FFS pour l’APC, n’avaient pas besoin d’être présentés aux électeurs, étant connus de la population locale. A tout ce beau monde est venu s’ajouter le sénateur Haroun Hocine, non moins connu. Moins de cent mètres plus haut, le RCD réunissait, en même temps, ses troupes à la salle du centre culturel Matoub Lounès. Cette fois, les candidats du Rassemblement pour la culture et la démocratie avaient invité la population à une rencontre-débat. Si les militants des deux partis se sont rendus en masse aux rencontres avec leurs représentants, les curieux, qui étaient divisés, ne savaient plus qui écouter. «Puisqu’ ils veulent tous le bien à Michelet, qu’ils se mettent d’accord, au moins, sur les dates des meetings», disent les citoyens. «Deux rencontres simultanées, ce n’est pas le meilleur moyen de toucher le maximum d’électeurs», avouent-ils. Hier vendredi, le FLN devait prendre le relais à la même salle. Selon les affiches placardées en ville, la rencontre sera animée par les candidats APC et APW.
A. O. T.
