CHORFA – Ramassage des olives – Un plaisir pour certains, un souci pour d’autres…

À l’arrivée de la campagne oléicole, les propriétaires des oliveraies ne savent plus où donner de la tête pour récolter les olives. En effet, bon nombre d’entre eux n’ont pas le temps pour ramasser le fruit oléagineux, car étant occupés par leurs emplois, d’autres, et ils sont peu, prennent carrément un congé pour venir à bout des oliviers chargés d’olives. Cette situation préoccupe ces personnes pour qui le ramassage des olives devient un vrai casse-tête. Cependant, à leur corps défendant, ils se rabattent sur les métayers qui offrent leurs services à pareille occasion. Ainsi, à coups d’affiches dans les rues, des propriétaires d’oliveraies situées dans la vallée du Sahel proposent de louer leurs arbres à de tierces personnes en partageant, à la fin de la tâche, les récoltes. Et ce n’est guère une sinécure du moment que les métayers, eux aussi, sont devenus rares ces dernières années. Il faudra des recherches «poussées» pour dénicher ces «oiseaux rares». Il n’est un secret pour personne que les ouvriers agricoles sont de plus en plus rares dans ces contrées, lesquelles ont presque tourné le dos à l’agriculture, car, estime-t-on, elle «ne fait pas vraiment vivre de nos jours». Ce qui fait que la cueillette des olives devient problématique ces derniers temps. «L’olivaison est devenue de nos jours vraiment un véritable casse-tête pour les propriétaires des oliveraies. À chaque campagne de cueillettes des olives, je me démène comme un fou pour voir s’il y a quelqu’un qui pourrait ramasser mes olives, car moi je n’ai pas le temps, puisque je travaille dans une entreprise. Et c’est vraiment un grand problème. Et puis confier ces oliviers à des métayers qui ne font pas attention aux branchages c’est aussi un grand souci. Il y a aussi les jeunes qui rechignent à ramasser les olives», constate amèrement le propriétaire d’une oliveraie sise à Chorfa. Cependant, des ménages se voient obligés d’attendre les vacances scolaires d’hiver pour se faire aider par leurs enfants qui sont «mobilisés» à cet effet. «Mais il faudra vraiment les convaincre ou les obliger carrément, car ils rechignent eux aussi», affirme un autre citoyen d’Ath Mansour.

Y. S.