AMRIDJ En dépit du manque d’équipements – La polyclinique louée pour ses services

En dépit du manque d’équipements, la polyclinique d’Amridj, relevant de l’EPSP de Kherrata, assure des services médicaux très appréciés par la population locale. La diversité des spécialités médicale qu’elle assure fait de cette structure un vrai palliatif au CHU de Bejaïa, en ce sens qu’elle limite les transferts, parfois encombrant pour l’hôpital Khelil Amrane. Ce rôle ainsi garanti par cet établissement de santé de proximité ne devrait pas occulter ces besoins en logistique qui demeurent très insuffisant, explique le personnel médical et paramédical. Ce dernier affirme que la polyclinique, «même si elle apparait remplir convenablement ses missions, reste très mal lotti en équipements». Pourtant, la structure comprend un service de gynécologie et de maternité, considéré comme un acquis incommensurable pour les parturientes. Par ailleurs, l’établissement ne met pas à la disposition des patients les spécialités les plus appropriées par rapport à la densité de la requête médicale des malades. Sa cristallisation se veut comme une alternative complémentaire à la surcharge du CHU sous l’effet des transferts, parfois jugés abusifs. Seulement, les habitants et le personnel revendiquent l’octroi d’un équipement médical adéquat, pouvant répondre aux attentes de la structure, l’engagement de nouveaux praticiens et autres auxiliaires, pour étoffer leurs rangs. C’est, en effet, une structure primordiale de par son emplacement et les actes médicaux qu’elle prodigue à la population. Elle est également d’une grande assistance pour les villages de la circonscription, dont la plupart sont juchés dans les massifs montagneux. Du coup, les patients sont contraints de se déplacer à Kherrata ou dans les autres villes limitrophes de la willaya pour une prise en charge médicale, nécessitant des moyens importants. Le matériel médical de cette même structure, tel que celui la radiographie est sporadiquement saisi par une panne quelconque, chose qui incite les patients à se rabattre sur les centres d’imagerie privés. Une autre raison, et pas des moindres, qui pousse le patient à se déplacer vers une autre structure est la disponibilité d’un plateau technique. Cependant, dans l’ensemble, le citoyen bénéficie auprès de la polyclinique des soins qui lui seront prodigués par les hôpitaux, en s’étendant sur la portée d’imprégner une culture sanitaire dans la société de sorte à rassurer le citoyen quant à la qualité des soins dispensés par les cliniques de proximité. Ce cas de figure devrait servir de parangon palpable aux autres structures sanitaires que compte la wilaya, dont la qualité s’effiloche graduellement, laissant poindre une image galvaudée du secteur médical de proximité.

B. Mokrani