Accosté en marge de la session extraordinaire pour l’installation des vice-présidents, le nouveau P/APW de Boumerdès, M. Azzedine Gana, revient dans cet entretien sur les alliances contractées.
La Dépêche de Kabylie : Pour la première fois, le MPA s’impose à l’APW de Boumerdès. Un commentaire ?
M. Gana : Personnellement, je ne suis pas très ancien dans le parti, mais je dirai que le MPA se porte bien à Boumerdès. Les résultats des locales confirment ceux des législatives, où le parti a pu avoir un député pour la région. Désormais, avec la continuité d’une dynamique de travail ainsi que les efforts consentis, le MPA a su s’imposer sur la scène politique locale. On a pu avoir une APC (Tidjelabine), et la présidence de l’APW. La seule, d’ailleurs, à l’échelle nationale. On a tracé plusieurs objectifs, entre autres, être au service et à l’écoute du citoyen. On fera de notre mieux pour honorer nos engagements vis-à-vis de la population.
Cette session est la première que vous présidez en tant que P/APW…
C’est la première session dans le mandat 2017/2022. On a, donc, organisé cette session extraordinaire pour l’adoption du règlement intérieur et l’installation des vice-présidents. Cette démarche est indispensable pour pouvoir accomplir notre tâche dans les meilleures conditions. L’assemblée doit être représentative, ce qui explique un peu les alliances. On a privilégié l’intérêt du citoyen. On a aussi des défis à accomplir dans le cadre de la dynamique du travail instauré par le wali, et ce dans le cadre du programme du président de la République.
Comment s’est fait le choix des vice-présidents et les alliances ?
C’est dans le cadre des alliances accomplies avec nos alliés politiques, avant le choix du président. On a tenu nos promesses vis-à-vis de nos partenaires. On n’a pas choisi les vice-présidents d’un seul côté, du MPA, par soucis de représentativité. Les autres partis doivent être aussi représentés. On a choisi de travailler avec le FFS et le front El Mostaqbel, ainsi qu’avec le FLN. Notre slogan au MPA c’est pour une démocratie apaisée. C’est sur cette base, d’ailleurs, qu’on a fait nos choix et c’est cela aussi qui déterminera notre plan d’action pour l’avenir. On va essayer de travailler avec l’ensemble des élus pour relever les déférents défis qui nous attendent. Il faut savoir que l’assemblée est composée de 43 élus et non des 22 qui nous ont permis d’avoir la présidence seulement. Tout le monde doit avoir des représentants et travailler pour l’intérêt de près d’un million de citoyens de la wilaya. Cette population attend beaucoup de nous. Ils nous ont fait confiance et nous devons être à la hauteur.
Vous avez parlé de défis à relever. Peut-on avoir un aperçu sur la situation ?
Oui on a plusieurs défis, politiques et relatifs au développement, à relever. Dans un premier lieu, on va plaider de toutes nos forces pour lever le gel sur les projets de la wilaya dans tous les secteurs. On va profiter de toutes les occasions pour atteindre cet objectif. Dans le secteur de l’habitat, on a un grand chantier qui nous attend. On vise à effacer les traces du tremblement de terre de 2003, en éradiquant les chalets et les bidonvilles. On va donner un coup-de-pousse aux ayants droit pour avoir des logements décents. Les programmes inscrits dans le domaine de l’investissement doivent se concrétiser sur le terrain par la production dans différents segments d’industrie. Le tourisme dans la wilaya est en souffrance, on doit investir dans ce domaine. Il y a un programme dans ce sens qu’on doit concrétiser, notamment dans le côté maritime de la ville, qui s’étend sur 80 km de côtes. On a aussi le tourisme de montagne. On va travailler avec les autorités locales dans ce sens. La femme rurale est, aussi, au cœur de nos préoccupations, sans oublier les jeunes. On va les aider, on va étudier cela après l’installation des commissions.
Votre message pour la population…
De Aafir jusqu’à Hammadi, 32 communes, moi je dirai que vous allez nous voir sur le terrain. Si un jour vous constatez que nous avons fauté, corrigez-nous. On leur demande surtout d’être patients et de s’adresser à nous par les différentes possibilités qui leur sont offertes. On compte les faire participer dans notre gestion, leurs avis comptent et on doit communiquer et dialoguer quand il faut. Les portes sont ouvertes et nous sommes disponibles et à leur écoute. Ensemble nous pouvons sortir de la situation de crise, en toute transparence pour faire avancer le processus de développement local.
Entretien réalisé par K. H.

