«On s’adresse aux transporteurs qui assurent la ligne Boudjima–Tizi-Ouzou, soyez professionnels et soyez présents à la gare à 17 heures. Les enfants de votre village font la charité et demandent aux transporteurs d’Ouaguenoun d’assurer la ligne. Je m’adresse aussi au comité de village, vous faites quoi?», lit-on sur les réseaux sociaux. Cet appel est, en effet, largement partagé sur les réseaux sociaux par les jeunes de la commune de Boudjima, pour appeler les transporteurs à exercer leur métier avec professionnalisme. Après des années de souffrance, les jeunes, une toute autre génération, arrivent avec d’autres moyens de révolte contre le mal-être, Facebook, regorgeant de pages qui ciblent principalement les transporteurs. Le transport dans la commune de Boudjima est, en effet, un véritable cauchemar pour les voyageurs. Pour se rendre à Tizi-Ouzou, le voyageur passe, généralement, entre une heure et deux heures dans un fourgon à attendre le départ. Après quelques navettes, durant la matinée, tout s’arrête le soir. Tizi-Ouzou n’est, ainsi, plus accessible que par plusieurs escales, comme aller à Ouaguenoun pour prendre un autre fourgon. Au niveau de l’arrivée, à Timizart Loghbar, l’attente est plus longue pour ceux qui veulent faire le voyage dans l’autre sens. Aucune possibilité d’aller à Boudjima; le fourgon passe, en effet, plusieurs heures avant de démarrer. Cependant, la période durant laquelle la population souffre le plus est, sans conteste, le soir. Après 17 heures, l’arrêt de Boudjima devient désert. Par conséquent, les femmes, surtout, se retrouvent isolées de leurs familles. Cette absence de transporteurs se trouve encore plus dramatique, au vu de l’insécurité qui règne dans cette gare de Timizart Loghbar. À travers Facebook, beaucoup ont trouvé, là un moyen d’exprimer leur souffrance. La plupart des jeunes espèrent que l’APC, fraichement élue, se consacrerait à la recherche de solutions à ce problème.
A. N.
