Péril sur les écoliers

Partager

Les parents d’élèves de l’école primaire Mohand Arezki Hallou d’Agouni Oufekous vivent une angoisse quasi quotidienne. La cause ? Une route à grand trafic sépare les salles de classes de la cantine. Malgré les ralentisseurs, la vitesse excessive de certains automobilistes expose en effet les enfants à un grand danger. Pour éviter d’éventuels drames, les responsables de l’école ont toujours eu le souci de placer un agent de sécurité pour encadrer les élèves à l’heure du déjeuner et aux heures d’entrée et de sortie des classes. Mais un simple agent de l’école ne peut faire le travail d’un policier. Plusieurs demandes ont été adressées à tous les responsables en charge du dossier, mais le risque persiste, telle une épée de Damoclès, sur la tête des enfants, accentuant l’angoisse des parents qui fondent à présent leurs espoirs sur la nouvelle équipe de l’APC. Soulignons que cette école, qui accueille les élèves de plusieurs villages, est l’une des plus grandes de la commune de Boudjima. Le problème de cette route reste l’un des rares à ne pas encore trouver de solution. En effet, dans les années 70, date de la construction de l’école, le souci de la cantine n’était pas posé puisque les élèves devaient aller jusqu’à l’école voisine de Tikaatine. Mais à la construction de la nouvelle cantine scolaire, s’est posé un problème de foncier qui a contraint les responsables de l’époque à se rabattre sur une assiette située de l’autre côté de la route. Mais avec le temps, le trafic automobile a explosé accroissant ainsi le danger qui pèse sur la vie des enfants. Et les parents, qui ont patienté durant des décennies, commencent sérieusement s’impatienter. Les autorités locales, à leur tête l’APC, sont plus que jamais interpellées pour éradiquer le danger dans les plus brefs délais. Certains parents préconisent par exemple la construction d’une passerelle qui ne serait «ni difficile ni chère à réaliser».

Akli N.

Partager