l Implanté à cinq kilomètres environ de la sortie ouest de la commune de M’chedallah qui fait office de chef-lieu de daïra, le village d’Ath Yakhlef compte six localités abritant environ 6 000 habitants qui souffrent d’un laisser-aller incontestable de la part des pouvoirs publics. Les habitants de cette localité marginalisée, après avoir tapé à toutes les portes sans succès, ont, à travers l’association El Wiam Echamali, activant au sein du village depuis plusieurs années, interpellé le wali dans une requête qui lui a été adressée le 11 mars dernier. Plusieurs anomalies ont été soulevées dans cette dernière, à l’image de l’absence de l’éclairage public, le manque d’eau potable. Les villageois, selon leurs déclarations, ne sont alimentés qu’un jour sur deux, au moment où des quantités importantes de ce liquide rare sont lâchées dans les différents ravins et autres oueds de la région de M’chedallah. Pour ce qui est de l’achèvement de la deuxième tranche du réseau d’assainissement auquel la plupart des foyers ne sont toujours pas branchés, et la réalisation d’un château d’eau d’une capacité de 500 m3 au lieudit Berghouth, ici, les signataires de la requête affirment qu’une étude existe déjà. Enfin et en dernière position, les villageois réclament l’aménagement de la piste qui relie Berghouth au CW 28 et qui traverse Ath Yakhlef. En attendant, les pouvoirs publics se penchent sur leur situation. Les habitants d’Ath Yekhlef affrontent un quotidien difficile. Ils attendent donc une amélioration de leur situation.
Omar Soualah
