Erigée à la mémoire d’Ali Bennour et Oukil Ramdane – La stèle commémorative bientôt réhabilitée

Réalisée au début des années 1980, la stèle commémorative dédiée aux chahids le commandant Ali Bennour et son infirmier Oukil Ramdane, sur la RN25 à l’entrée du village Maâmar, est entièrement dégradée notamment sa plateforme. Si une couche de peinture lui a été étalée à la fin des années 90, son état a toujours été décrié par la famille révolutionnaire, notamment les jours de la célébration de l’assassinat de ces deux valeureux martyrs. «Après plusieurs rapports, notre demande a été acceptée. D’ailleurs, pour cette stèle, une consultation a été lancée depuis plus d’un mois pour sa réhabilitation. D’autres stèles et carrés de martyrs seront eux aussi rénovés», confiera M. Ali Iabadène en sa qualité de premier responsable de l’ONM à Draâ El-Mizan. L’information sera aussi confirmée par une source proche de l’APC. «Effectivement, il y a bel et bien ce projet. Il ne tardera pas à être lancé. Il faudra juste attendre les procédures administratives nécessaires pour son lancement», a expliqué la même source. Le carré de martyrs de Henia et celui de Maâmar sont concernés par le projet de réhabilitation, a-t-on appris. Les citoyens de Bezazoua attendent aussi que le carré des martyrs de leur localité soit réhabilité. Il y a lieu de rappeler que le jardin à proximité de la sûreté de daïra fait objet d’un aménagement qui touchera certainement le monument dédié aux martyrs de la commune. «On ne sait pas si ce monument aux morts sera démoli et reconstruit ou il sera seulement rénové», dira un fils de chahid. Concernant les martyrs Ali Bennour et Oukil Ramdane, ils avaient été torturés à mort entre le 19 et le 21 octobre 1959 après qu’ils eurent été capturés à Ait Yahia Moussa lors d’une opération militaire de l’armée coloniale à Ighil El Vir avant d’être conduits à la caserne de Draâ El-Mizan pour subir d’atroces tortures qui entraînèrent leur mort abjecte. Ils furent jetés au lieu-dit Ighzer N’Souk à quelques mètres où est actuellement érigée une stèle à leur mémoire.

A. O.