Tiksiridène est un village à vocation agropastorale, situé à 5 kms au nord du chef-lieu communal de Chorfa. Cette localité, perchée à près de 700 mètres d’altitude sur le versant de l’un des contreforts de la chaîne montagneuse du Djurdjura, compte un peu plus de 2.000 habitants. Les structures ou équipements publics peuvent être comptés sur les doigts d’une main. Il existe une salle de soins sous équipée, une école primaire, un CEM et une salle de sports. Comme tous les villages de Kabylie ayant l’aspect rustique, Tiksiridène cherche l’amélioration du cadre de vie en aspirant à un avenir meilleur. Le village a déjà bénéficié de raccordement au réseau du gaz de ville qui a mis fin à la souffrance de ses habitants avec la bonbonne de gaz butane et le bois de chauffe. Les hivers sont désormais passés à l’abri du froid et des tracasseries de la bouteille du gaz butane, que les habitants cherchaient auparavant à Chorfa et ailleurs sous la neige et le froid glacial. Traversée par la RN15, un axe routier névralgique, la localité ne souffre apparemment pas de problème de transport puisqu’elle est desservie par les transporteurs de la ligne Chorfa-Takerboust, dont quelques-uns sont issus du village lui-même. «Nous n’avons aucun problème de transport et notre village ne souffre heureusement pas de l’isolement, autrement on aurait du mal à y vivre», indique un usager originaire de Tiksiridène. En matière d’aménagement urbain, le village enregistre quelques insuffisances dans les volets assainissement, électrification rurale, eau potable, trottoirs, éclairage public, entre autres. Concernant le point relatif à l’électrification rurale, celle-ci enregistre des défections à certains endroits où des habitations nouvelles ne sont pas encore raccordées à cette énergie. Pour les jeunes de la localité, même s’ils disposent d’une salle de sports où ils pratiquent différentes disciplines sportives, il n’en demeure pas moins qu’ils souhaitent aussi la réalisation d’un foyer de jeunes pour les activités culturelles notamment.
Y. S.
