Les citoyens des villages de Boumahni et du village Azib Cheikh, dans la commune de Aïn Zaouia, continuent de faire face depuis maintenant plus de 2 mois au problème du manque d’eau. À l’origine de cette situation, des panes techniques récurrentes à la source, à savoir la station de pompage de Tlata. Cette infrastructure hydraulique assure une production d’eau suffisante pour alimenter plus de dix mille habitants répartis sur plus de seize villages. Le président du comité du douar de Boumahni, Berkani Youcef, affirme que présentement «les foyers sont alimentés une fois tous les 15 jours et pendant deux heures. Ce qui ne représente même pas de quoi prendre en charge les besoins des ménages». Le même responsable de la communauté villageoise, avec les représentants des autres villages, qui étaient en réunion le week-end dernier, ont décidé de saisir le wali pour résoudre cet épineux problème qui risque de devenir une source de conflit avec l’ADE. Hélas, affirment nos interlocuteurs, cet organisme de gestion de l’eau, qui a pourtant procédé au renouvellement des réserves des nappes souterraines, n’a pas satisfait les engagements pris par le biais de l’agence de Draâ El-Mizan. Le seul moyen d’approvisionnement trouvé consiste à alimenter le principal réservoir de Boumahni à partir de la station de pompage de Tizi N’Tedlest, devenue au fil du temps un moyen de secours, lorsque les débits d’eau produits ne sont pas suffisants. En attendant une issue favorable à ce problème, il faut savoir que le taux de recouvrement financier pour les prestations de l’ADE dans les villages de Boumahni est parmi les meilleurs. Mais les abonnés se sont plaints de l’absence de l’eau dans les robinets pendant toute la période hivernale.
Merzouk Haddadi
