Azazga – Pour une nouvelle approche dans la gestion des déchets

La conférence organisée, samedi passé, par l’association environnementale Tafrara, à la salle ex-église d’Azazga, a été un premier jalon pour une nouvelle approche en matière de gestion des déchets au niveau de la commune.

En effet, à la fin de cette conférence, qui portait sur le thème «La gestion intégrée des déchets, solutions et perspectives», animée par l’expert en environnement M. Abada Menaouer, en présence de l’exécutif communal, à sa tête le maire, M. Bennadji, il a été convenu de lancer une opération-pilote au niveau d’un quartier de la commune, pour mettre en pratique les recommandations préconisées. Si cette expérience s’avère concluante, elle pourra être généralisée à l’ensemble de la commune. Le maire s’est engagé à mettre les moyens qu’il faut et l’expert à apporter sa maîtrise et sa technicité. Quant à la conférence proprement dite, M. Abada l’a axée sur la nécessité de préserver l’environnement, pour se prémunir des conséquences néfastes de sa destruction. Il a préconisé, dans ce sens, un modèle de gestion qui vise l’objectif zéro déchet. Pour le conférencier, «la réussite de n’importe quel projet implique la dimension économique, sociale et écologique». En d’autres termes, il s’agit d’arriver à une économie circulaire. Ce concept économique, qui s’inscrit dans le cadre d’un développement durable, s’inspire notamment du l’économie verte ou de l’économie d’usage, laquelle veut que le déchet d’une industrie soit la matière première d’une autre ou de la même. Une telle économie fonctionne en boucle et se passe de la notion de déchet. Chiffres à l’appui, le conférencier a mis en exergue le gain et les retombées économiques et sociales avantageuses de cette économie-là. M. Abada suggère «le passage des sciences académiques aux sciences appliquées, une communication participative et une gestion spatiale et non itinérante des déchets. Ceci malgré les inhibiteurs du développement que sont le complexe du colonisé, le syndrome hollandais, la clochardisation intellectuelle, l’égo…». Mettant l’accent sur le fait que le problème des déchets est un souci de gestion et de structuration plutôt qu’un problème de moyens et de finances, l’expert en environnement préconise des solutions locales qui prennent en considération les caractéristiques régionales, du point de vue sociétal et économique. Faisant une simulation, suite aux études réalisées précédemment sur la commune d’Azazga, qui compte 40 000 habitants, le conférencier préconise la création d’une unité de transformation et de valorisation, dont le coût est estimé à 30 millions de dinars, sur une superficie de 500 mètres carrés.

M. I. B.