État d’avancement des chantiers des hôtels en réhabilitation – Benmessaoud face aux «défaillances»

Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Abdelkader Benmessaoud, lors de sa visite de travail et d’inspection hier dans la wilaya de Tizi-Ouzou, s’est arrêté sur l’état d’avancement des hôtels publics de la wilaya en plein travaux de réhabilitation et de modernisation. Le cas de l’hôtel Amraoua, dont les travaux sont à l’arrêt depuis plus d’une année, a interpellé le ministre qui s’est indigné face à cette situation qu’il a qualifiée de «défaillance». Le ministre n’a, d’ailleurs, pas mâché ses mots en tirant à boulets rouges sur le DG de l’entreprise touristique de Kabylie (ETK). L’hôte de la wilaya de Tizi-Ouzou a donné des instructions fermes pour que l’entreprise italienne reprenne les travaux dans un délai d’une semaine, sinon, l’avertit-il, «passé ce délai, son contrat sera résilié». Cherchant à comprendre les raisons de l’arrêt des travaux, aucune «cause valable n’a été avancée», a constaté le responsable d’autant plus que le problème d’argent ne se pose pas. Ce qui dénote, selon le ministre, d’une «défaillance et incompétence» de la part de l’entreprise, insistant sur le fait que «l’État a tout donné, en mettant à sa disposition tous les moyens financiers et techniques». L’entreprise s’est engagée, pour sa part, à reprendre les travaux et terminer le chantier dans un délai d’une année à partir de la date de la reprise. Pour l’hôtel Lalla Khedidja, le taux d’avancement global communiqué par le bureau d’étude est de 50%, sachant que lors de la visite de l’APW il y a de cela moins d’un mois, le taux avoisinait les 20%. Un fait qui n’a pas manqué de faire réagir le président de l’APW, faisant remarquer que le taux avancé ne pouvait être réel d’autant plus que l’entreprise manquait d’effectif. Cette dernière s’est engagée pour une livraison du projet d’ici octobre prochain, un délai encore une fois contesté par le représentant de l’institution élue et même du wali, compte tenu du constat fait sur le terrain. Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, par mesure de précaution, a donné rendez-vous pour le mois de décembre pour revenir inaugurer l’hôtel. L’entreprise a posé quelques problèmes administratifs qui entravent l’avancement des travaux. De son côté, le responsable de la gestion des hôtels publics a rétorqué que le «problème de l’entreprise est de ne pas avoir les autorisations pour leurs expatriés». Ce qui veut clairement dire que le «problème est à leur niveau». Pour cet établissement et celui de Amraoua, l’enjeu est de réaliser une structure 4 étoiles pour que le nouveau stade de 50 000 places puisse abriter des compétitions internationales. Un point sur lequel a insisté le ministre, instruisant de faire le nécessaire pour réaliser cet objectif. Concernant l’hôtel El Arz de Tala Guilef, l’entreprise turque a donné satisfaction et les travaux avancent bien. Le projet sera réceptionné dans les délais contractuels, voire même avant, si les conditions climatiques sont favorables. Tamgout sera réceptionné fin décembre. Pour l’hôtel Beloua, faute d’argent (l’enveloppe allouée insuffisante), l’entreprise se contentera de réhabiliter la structure existante au lieu de réaliser une extension prévue au départ. La réception du projet est prévue pour la fin de l’année.

K. H.