L’Agence nationale pour le développement des investissements (ANDI) portera le nombre de ses guichets, centralisés sur l’ensemble du territoire national, d’ici la fin 2006 à 15 au lieu de 11 actuellement, selon Abdelmadjid Baghdadli, directeur général de cet organisme, hier sur les ondes de la Chaîne III. Par ailleurs, ce dernier indiquera que le délai de traitement des dossiers d’investissements est ramené à 10 jours, alors qu’il était de plusieurs mois, grâce à un système automatique de traitement. Le retrait du registre du commerce a fait également l’objet d’une réduction des délais. « Le retrait peut être effectué en une seule journée dans certaines régions », dira Baghdadli. Le patron de l’ANDI notera l’existence en Algérie d’ « énormes opportunités d’investissements », et que « le climat des affaires n’est pas aussi difficile qu’on le dit », puisque la réalisation de certains projets ont abouti dans des délais très courts à l’exemple de la construction de la cimenterie de M’sila, qui a été construite en un temps record. Le DG de l’ANDI reconnaît que les 60 milliards USD alloués au Plan de relance de la croissance économique « attise les appétits » des investisseurs étrangers. « Nous accomplissons actuellement un travail de « déstressage » en direction des opérateurs économiques étrangers qui ont eu pendant longtemps une image négative de l’Algérie. Nous leurs prouvons que faire des affaires chez nous est totalement possible », souligne Baghdadli. Et d’ajouter que « nous avons mangé du pain noir et maintenant nous allons manger du pain blanc ». En termes d’Investissements directs étrangers (IDE), les services de l’ANDI ont enregistré 85 projets en 2005, pour un montant d’investissements global de 1,5 milliard USD. « L’Algérie peut servir de plate-forme d’exportation vers d’autres pays », notera l‘orateur. Par ailleurs, l’invité de la Chaîne III précisera que l’Agence dispose d’un système de suivi pour les 7 000 projets d’investissements enregistrés depuis le démarrage des activités de l’ANDI en 2002, et qui ont charrié quelques 1 000 milliards DA, soit environ 10 milliards d’euros. Un suivi en coordination avec les services des impôts et les douanes, qui se devra d’être » rigoureux « , plus qu’il ne l’est actuellement. Evoquant le récurrent problème du foncier, le premier responsable de l’ANDI indiquera que les surfaces disponibles sont estimées à 23 000 hectares réparties sur 72 zones industrielles et entre 450 et 460 zones d’activités, soit 30% des superficies globales. L’investissement est pris en charge en Algérie, explique l’orateur, par des structures qui vont du Conseil national de l’investissement, présidé par le chef du gouvernement et où siégent 12 ministres, à l’ANDI en passant par le ministère de la Participation et de la Promotion de l’investissement.
Elias Ben
