Les étudiants de la wilaya de Tizi-Ouzou sont en train de vivre un début de l’année sous tension, à cause du manque terrible de bus reliant les pôles universitaires aux différentes communes.
Un vrai calvaire qui ne semble pas avoir une issue, selon les étudiants rencontrés à l’issue de l’action de protestation observée mercredi dernier au niveau de la direction des œuvres universitaires de Tizi-Ouzou , qui disent que toutes les promesses des instances concernées partent à chaque fois en fumée. Manque terrible de bus et absence de toutes commodités nécessaires sont déplorés, surtout en cette période hivernale. « Ils essayent de combler les vides d’une commune à une autre, à chaque fois qu’une commune réclame, ils prennent un bus d’une autre commune pour calmer la situation et ainsi de suite. Chaque jour, les bus sont surchargés et si par malheur un accident arrive, c’est l’hécatombe», clame un étudiant de la région de Béni Douala. Les collectifs des étudiants d’Attouche dans la commune de Makouda ont quant à eux, empêché les bus de sortir des parcs à maintes reprises, et cela, afin d’exprimer leur mécontentement face à cette situation qui s’aggrave d’une année à une autre. De même, les autres régions ont créé une commission composée des délégués de ces régions afin d’enclencher une grève illimitée et ce, en empêchant aussi les bus de quitter les parcs. À travers cette action de contestation, les étudiants lancent un appel aux responsables de la DOU d’intervenir afin de mettre fin à cette souffrance qui dure depuis plusieurs jours et d’améliorer les conditions sécuritaires des bus qui tombent en panne à chaque fois, exigeant le renforcement des moyens de transport pour toutes les localités. «Plusieurs fois, la nuit tombe avant d’arriver chez nous. En arrivant tardivement, on risque des agressions et à chaque fois, nos parents doivent nous attendre», se plaint une étudiante. «On rate des séances de TD et des cours pour éviter de rentrer la nuit tombée, surtout pour le campus de Tamda pour qui les rotations et nombres de bus sont toujours réduits », nous dit une autre étudiante en SIC.
Lyes Mechouek.

