Il suffit de faire un tour au marché pour se rendre compte que les prix des fruits et des légumes ont augmenté de façon vertigineuse : la pomme de terre, un aliment de base, se vend entre 30 et 50 dinars, la tomate entre 70 et 100 dinars et l’oignon,, condiment essentiel de la cuisine algérienne, coûte 50 dinars ! Même les carottes ont augmenté puisque leur prix frôle les 50 dinars ! Quant aux poivrons, qui ne sont pas de saison, il vaut mieux ne pas les aborder, quand on ne dispose pas d’une bourse bien garnie : ils sont à 120 dinars ! Le prix des petits pois a baissé mais il reste quand même élevé, pour la saison, à 30, 40 et même 50 dinars. Beaucoup, cette année, ne pourront pas en congeler pour l’été et surtout le ramadhan, période où on apprécie ce légume ! C’est trop cher ! Quant aux fruits, il faut se contenter de l’’’orange à presser’’ (c’est-à-dire la toute petite, tout juste bonne à faire du jus) qui coûte 40 dinars. La belle orange sucrée, la Thompson, elle, dépasse largement les cent dinars. Les pommes, les fraises, les nèfles, c’est seulement pour la vue, quand on n’a pas assez d’argent ! Même la banane, naguère à la portée de toutes les bourses, a pris de la valeur : 100 dinars et parfois plus ! Que reste-t-il à bon marché ? Rien ou presque : les bottes d’épinard sont toujours à 10 dinars. Mais pour faire un bon plat d’épinards, à la mode kabyle, par exemple, il faut de la tomate, de l’ail, de l’oignon, quelques pommes de terre… Des produits coûteux ! Et ne pensez pas à mettre du beurre dans les épinards : il coûte trop cher !
S. Aït Larba
