En l’absence d’un arsenal répressif contre les hackers en Algérie, le piratage ou la fraude par Internet engendre, annuellement, d’énormes préjudices. C’est une première au Maghreb voire même en Afrique. La première promotion de l’école algérienne des hackers appelée désormais The Hackademy Alger, créée par la société algérienne Intervalle Technologie avec l’assistance technique et pédagogique des formateurs de l’école française The Hackademy School, débutera sa formation le 10 avril prochain. C’est ce qu’a annoncé hier le general manager d’Intervalle Technologie, Mahdi Abdellaoui, lors de la tenue du séminaire inaugural tenue hier pour cette occasion à l’hôtel Hilton d’Alger. L’évolution des nouvelles technologies notamment l’Internet depuis l’arrivée de l’ADSL dans le monde a pu engendrer un grand « décalage d’exploitation » existant entre la disponibilité d’une nouvelle technologie et son application rentable », dira M. Addellaoui qui précise que les nombreuses missions d’assistance et d’études demandées par les entreprises algériennes ont été confrontées à des difficultés palpables dans la réalisation opérationnelle. Cette école fournira un cours destiné aux responsables informatiques, techniciens et ingénieurs. C’est une approche, selon les responsables, générale et précise de l’ensemble des dangers existants ainsi que sur la totalité des techniques utilisées par les pirates et les moyens de s’en protéger. En effet, il faut savoir que tous les sites Internet des entreprises et institutions financières du monde entier sont vulnérables. Une attaque sur le site du gouvernement algérien a eu lieu l’année dernière. Cette école a pour but de former les ingénieurs des entreprises, ministères ou banques afin qu’ils puissent détecter les failles de leurs sites avant qu’ils soient attaqués. L’idéale est que l’Etat algérien doit instaurer un texte législatif qui sanctionnera toute attaque sur un site quelconque. En France, les contrevenants ont en pour un an d’emprisonnement, et l’équivalent de 100 000 anciens francs. Par ailleurs, Intervalle Technologie que dirige M. Abdellaoui propose une formation en rupture avec « les formations génériques sans résultat directement sans résultat directement opérationnel ainsi qu’avec des contrats d’assistance à durée illimitée avec un bout aucune concrétisation opérationnelle. «
Sabrina Bouras
