Nous assistions ces dernières années à une progression phénoménale des forêts qui absorbent d’importantes surfaces jadis cultivables, à tel point qu’au jour d’aujourd’hui, 80% du territoire nord-est de la wilaya de Bouira est pris progressivement dans ce tissu forestier. Une évolution végétale qui fait le bonheur des écologistes et autres amoureux de la nature, malheureusement, qui n’est pas sans retombées sur le quotidien des populations rurales. D’abord le peu de terrains que se disputent les riverains à la forêt ne peut être exploité en raison de la prolifération d’animaux sauvages dont la reproduction s’est multipliée, favorisée par cette reprise fulgurante de la forêt vierge. L’insécurité aidant, ces animaux, dès la nuit tombée, prennent possession des terrains cultivés et en disposent en maître des lieux, dévorant et saccageant en toute liberté, en particulier les sangliers et les porcs-épics dont les capacités de nuisance aux récoltes ne diffèrent en rien de celles causées par une invasion de sauterelles, soit la catastrophe.
Omar Soualah
