Les habitants des localités de Boumraou, Drari, Aït Oumaouch, Ouaoucha, El Hamma, etc situées sur les hauteurs est de la ville d’Amizour ont observé hier matin un sit-in devant le siège de l’APC pour contester l’implantation d’un nouveau CEM type base 4, dont le choix du terrain a été fixé à Taddart Tamokrant, une autre localité située à 18 km du chef-lieu sur le même axe que les villages contestataires. Sitôt regroupés, ils ont été invités par les autorités locales, dont le P/APC et le chef de daïra, et des discussions ont été entamées pour trouver une issue à ce conflit. Les villages en question, par le biais de leur collectif associatif disent ne pas s’opposer à l’implantation de cet établissement à Taddart, mais ils tiennent à préciser que cela se fera au détriment de leurs enfants, vu l’éloignement de ce nouveau site et le manque du minimum de sécurité dans ce village rural. Les pourparlers ont été sanctionnés par un PV où les propositions des mécontents ont été portées. Cela dit, le collectif associatif propose deux choix : primo, délocaliser l’implantation vers un village mitoyen des deux régions, secundo ne pas obliger les collégiens issus des villages contestataires à être scolarisés à Taddart au cas où l’implantation est maintenue à ce niveau. A signaler que ce projet de réalisation d’un CEM n’est qu’en phase de lancement d’un appel d’offres. Les antagonistes vont jusqu’à assurer aux autorités qu’un terrain à bâtir sera mis à leur disposition pour le dit projet. Ces opposants s’élèvent contre le fait que leurs enfants seront contraints d’effectuer des déplacements de 8 km alors que leurs villages se situent à quelques encablures du chef-lieu d’Amizour. Nos interlocuteurs avancent également que dans leurs régions, il existe cinq écoles primaires qui assureront le fonctionnement de cet éventuel CEM. Ils vont encore plus loin en déclarant qu’une requête collective dont la signature de l’association Taddart Tamokrant, datant du 21 décembre 2004 a demandé l’implantation d’un CEM au niveau d’un site qui arrangerait tout le monde. Par ailleurs, ce n’est pas le même son de cloche qui vient du côté de Taddart Tamokrant, dont les élèves du moyen sont scolarisés actuellement au CEM Aït Sidi Ali de la commune de Barbacha. Selon eux, leur village est un chef-lieu de plusieurs localités et ce nouveau CEM servira aussi à accueillir les élèves de Aït Sidi Ali, puisque leur établissement est dans le collimateur du CTC pour manque de conformité. En d’autres termes, le bon fonctionnement de ce nouveau CEM ne s’avérera possible que par l’adhésion de toutes ces régions.
N. Touati
