10 ans de réclusion pour les principaux auteurs

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Le juge qui a présidé une audience houleuse qui a duré près de 12 heures, a prononcé, après délibérations, la peine de dix ans de réclusion pour les auteurs principaux B. Nourredine âgé de 29 ans,. C. Abderrahmane âgé de 31 ans, T. Karim âgé de 35 ans et M. Messadou âgé de 37 ans, tous originaires de Bordj Menaïel.Le tribunal criminel a condamné également les accusés, K. Naceri, âgé de 32 ans, père de 3 enfants originaire de Jijel et Atta Allah A., âgé de 37 ans originaire de Berrouaguia, à cinq ans de prison ferme. Un seul élément a été acquitté par les magistrats dans cette affaire il s’agit de B. Bouzad âgé de 25 ans, originaire de Bordj Menaïel, qui a maintenu ses déclaration depuis le premier interrogatoire jusqu’à l’audience en niant toute appartenance à ce groupe.Les charges retenues par les chambres d’accusation près la cour de Tizi Ouzou maintenues dans l’arrêt du renvoi sont la constitution d’une association de malfaiteurs, vol qualifié avec port d’arme apparenté, falsification et recel de choses volées.L’opération du vol s’est déroulée dans la nuit du 13 au 14 avril de l’année 2003.Des individus ont escaladé des murs de l’unité Sonatro de Tadmaït après avoir coupé le téléphone pour voler trois camions, dont un camion-citerne et deux camions à grand tonnage. Les poids lourds ont été dissimulés dans le garage de l’accusé B. Belkacem avant de les déplacer vers Alger. Les investigations ont permis de retrouver un autre camion dans la ville de Blida chez l’accusé Atta Allah A., le 16 mai 2003, la gendarmerie de M’sila a pu intercepter, à six heures du matin, le dernier poids lourd conduit par K. Naceri, au niveau de la RN 28, reliant M’sila à Batna.Le chauffeur a eu la charge de remettre ce dernier véhicule a M. Messadou à Barika (Batna).L’enquête a conclu, après expertise que le véhicule en question a été trafiqué. Interrogé, l’auteur principal, B. Norredine a reconnu les faits qui lui sont reprochés, et avança les noms du reste de la bande. Mais, lors du procès, tous les prévenus ont réfuté en bloc les charges et les faits retenus contre eux.Le représentant du ministère public a requis la peine capitale pour les auteurs principaux et la perpétuité pour les autre membres du groupe. Le procureur général as soutenu la thèse d’acte terroriste en se basant sur les conditions qui entourent l’opération.La partie civile, de son côte, a insisté sur les effets des actions opérées dont notamment le vol de trois véhicules, le préjudice que la société a subi, ainsi que le traumatisme qu’endure les agents de sécurité, même si les armes utilisées ne sont pas dangereuses.Justement, c’est sur ces derniers points, ayant trait à l’arme de crime que la défense a axé sa plaidoirie.Les armes qu’a présenté le parquet comme étant pièces à conviction, se sont avérées finalement des fausses armes qui ont trompé les agents de sécurité durant cette nuit.Sous l’effet du choc, les gardiens croyaient avoir affaire à des terroristes armés d’un pistolet automatique et d’un kalachnikov, puisque les agresseurs étaient réellement munis d’un pistolet en plastique et d’un crique, a plaidé la défense.Les avocats ont également demandé la suppression du chef d’inculpation portant sur la constitution d’association de malfaiteurs, en s’appuyant sur l’inexistence de relations d’amitié ou de rapports entre les mis en cause.Cette thèse basée évidemment, sur les déclarations “contradictoires”, selon le procureur général, des accusés, qui tentent de se disculper des faits.Même si les magistrats ont écarté cette charge, les autres chefs d’inculpation ont été maintenus, notamment lorsqu’un fonctionnaire, appelé à témoigner à reconnu l’un des auteurs de l’opération.

M. Aït Frawssen

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