Les eaux usées envahissent les rues

Les grandes chaleurs arrivent et l’on commence déjà à tirer la sonnette d’alarme sur le laisser-aller de certaines municipalités en matière d’hygiène et le manque de civisme des citoyens qui jettent les ordures ménagères ça et là, nourrissant ainsi la prolifération des chacals, chats et chiens errants reconnus comme les principaux vecteurs de maladies. Ainsi, les eaux usées anarchiques et incontrôlées sont souvent les causes des maladies à transmission hydrique (MTH) qui font des ravages, en été parmi les populations. Dans la commune de Seddouk, on ne se soucie guère de ces phénomènes qui prennent des proportions inquiétantes, c’est pourquoi, des citoyens sont montés au créneau plusieurs fois, dénonçant les lenteurs et le laxisme des autorités locales dans l’appréhension des risques liés à ces jetées d’égouts abandonnées aux lisières des habitations ou à ces décharges sauvages existant depuis belles lurettes ou naissantes aux abords des routes à grande circulation. «Concernant cette jetée d’égout abandonnée à proximité de nos maisons, nous avons tiré la sonnette d’alarme à maintes reprises sur la dégradation de notre cadre de vie par des pétitions signées par l’ensemble des habitants de la cité et adressées aux autorités locales à différents échelons, dont les accusés de réception faisant foi sont en notre possession, mais rien n’a été entrepris à ce jour. Les grandes chaleurs approchent et apportent leur lot de misères. Nous avons à faire face à l’envahissement des mouches, des insectes et des rats qui prennent d’assaut nos foyers et aux odeurs nauséabondes qui se dégageaient», fulmine un habitant de la cité Belahcène, nouvellement construite. Aussi, beaucoup d’encre a coulé dans la presse sur cette décharge sauvage aux abords de la route nationale 74 au lieu dit Bouachanane narguant chaque jour que Dieu fait, les milliers de voyageurs et chassant ainsi des familles entières qui ont pour habitude de pique-niquer non loin de là, tout prés d’un puits et des oliviers ombrageux, le temps d’un casse-croûte en raison des commodités de sécurité et de propreté qu’offrait autrefois l’endroit, considéré comme un havre de paix. Et pourtant, un camion-tasseur de la voirie communale passait par là plusieurs fois dans la semaine et il suffit d’un quart d’heure de travail pour que l’endroit soit rendu propre et très agréable à vivre pour ses oliviers séculaires qui attirent le regard des nostalgiques de la nature qui tuaient le stress de la grande ville le temps d’un week-end pour venir se ressourcer dans nos montagnes paradisiaques où se conjuguent le paysage verdoyant, l’eau minérale et l’air pur. «La municipalité manque-t-elle de volonté au point de donner une mauvaise image de notre commune en exposant ces immondices aux voyageurs forts nombreux à emprunter cette route?», s’interroge un transporteur de voyageurs faisant la navette sur ce tronçon, et il enchaîne : «Je suis totalement désabusé de cette image désolante qu’on donne aux voyageurs sur notre commune qui, la dernière fois, j’ai entendu un vieux algérois originaire de la région dire : «Bouh! Seddouk qu’on appelait autrefois ville des citronniers et ce qu’il est devenu aujourd’hui : un dépotoir d’ordures !». Non loin de celles-ci, au lieu dit «Pont de gendarmerie» à Sahel aux abords du chemin de wilaya 141 reliant Seddouk à Akbou, une autre décharge sauvage prend forme et se constitue progressivement. Ce que les citoyens ont du mal à comprendre c’est l’attitude des autorités locales qui restent de marbre devant des situations alarmantes qui ne manqueront pas de provoquer des désastres si des mesures urgentes ne sont pas prises d’ores et déjà.

L. Beddar